L’intelligence de l’homme et le monde de la mort: p 23

 

Le monde de la mort est une sphère fascinante, non pas en elle-même, mais en ce qu’elle révélera à la conscience mentale supérieure de l’homme nouveau. Elle lui ouvrira les portes à une dimension du réel qui a beaucoup influencé sa conscience pendant l’involution. Les hommes ont toujours dit :"Que savons- nous de la mort, personne n’en est jamais revenu pour nous l’expliquer ?" L’ignorance de l’homme ancien face à la mort et à ses influences subliminales prendra fin au cours de la prochaine évolution. L’homme pourra interpeller, par la parole, les plans les plus occultes de la mort et faire intervenir les entités qui, de ces plans, polluent la conscience humaine. Celle-ci ignore le pouvoir occulte de la parole issue d’une conscience supérieure, libérée du mensonge cosmique imposé par ces sphères.

Le monde de la mort et sa hiérarchie, que l’on appelle maintenant le monde de l’astral, ne pourront plus rien voilé à l’homme conscient, car sa lumière interviendra dans le processus de la formulation de toute forme-pensée créée par son mental évolué, pour la compréhension des mystères. La lumière de l’homme conscient s’élèvera au-dessus du monde de la mort, et l’état de fusion de sa nouvelle conscience l’invitera à dépasser les conditions psychologiques de la connaissance. Son savoir relèvera de sa capacité créative, et non plus de sa faculté réflective. Les entités astrales reconnaîtront la pensée humaine conscientisée par l’amplitude de sa lumière, et lorsque l’être conscient vibrera dans son mental supérieur, au lieu d’être influencé par les plans de la mort, il les fera évoluer.

 

La descente de la conscience supramentale sur terre marquera, dans les sphères, la plus grande révolution depuis l’avènement de l’homme. La lutte sera intense, car les forces de la mort, même les plus évoluées, ne rendront à l’homme le pouvoir que lorsque ce dernier aura complètement intégré son énergie créative, lorsqu’il aura parfaitement compris les lois de sa conscience, ainsi que les lois absolues de l’intelligence humaine.

Les entités qui influencent le mental de l’homme y sont rattachées pour des raisons de conscience conditionnée par la mémoire de l’involution. L’homme comprendra ce que signifie occultement la mémoire. Il verra qu’elle le retient de façon subtile dans une attitude mentale et émotive par rapport aux différentes facettes de la vie psychique. Il réalisera que la mémoire doit le servir et que, si elle le dessert, elle doit être rendue créative, car son fonctionnement ne doit pas faire obstacle à l’évolution de son intelligence pure. Voilà pourquoi l’homme nouveau percevra une diminution de sa mémoire subjective au cours de la transformation de son corps mental. Cette diminution ne marquera que le mouvement naturel et créatif de l’énergie de sa conscience supérieure dans son mental renouvelé et développé. L’ego trouvera difficile ce nouvel ajustement au début de la transformation ; ce ne sera, cependant, qu’une période temporaire, suivie d’un nouvel équilibre dans la fonction créative de la mémoire.

Le monde de la mort, le plan le plus près de la conscience mentale inférieure de l’homme, sera éloigné de la conscience humaine selon la capacité qu’aura l’homme nouveau de traiter avec son énergie mentale ou ses pensées, selon une mémoire de plus en plus créative, capable de ne pas interférer avec le processus puissant de sa conscience créative. L’homme ne réalise pas encore jusqu’à quel point il est prisonnier de sa mémoire et combien elle contient de matière morte. Cette condition de l’involution lui nuit énormément, en interférant avec le processus créatif de son énergie. Le savoir humain est au-delà de la mémoire subjective de l’ego. Il est une résultante de la descente, dans le mental de l’homme, d’une force créative qui ne peut être conditionnée par une mémoire involutive, fruit de l’insécurité de l’ego, qui correspond à l’infinité de sa propre lumière.

 

Tant que l’homme inconscient n’aura pas compris et intégré les lois de l’intelligence créative, il sera empoisonné par les forces de la mort à travers un mental ignorant, qui préfère être supporté par l’illusion de la connaissance plutôt que par la réalité de son savoir. L’homme est fasciné par la connaissance, car cette dernière lui donne l’impression de savoir, alors qu’elle est totalement illusoire. C’est cette illusion qui le pousse à chercher, car la recherche intérieure fait partie de l’illusion et du pouvoir de la mémoire subjective.

Comme l’homme nouveau aura compris la nature du mental supérieur, il réalisera que l’intelligence créative contient tout et qu’elle représente une mémoire infinie qui s’étend au- delà de la mort. Il verra enfin que seule cette intelligence a le pouvoir de neutraliser la mémoire subjective afin d’élever, chez l’homme, son pouvoir de compréhension des mystères. Ces facettes de la réalité qui ne se pensent pas subjectivement et ne se comprennent qu’à partir d’une conscience fondée sur le principe créatif de la pensée créative. Il verra les entités, dans le monde de la mort, qui n’ont aucun pouvoir contre cette force mentale et infinie qui constitue la totalité de la conscience de l’homme. Le monde de la mort n’est pas insensible à cette énergie nouvelle ; l’homme de la terre, unifié à sa conscience nouvelle, servira de pont, au cours de la prochaine évolution, entre la mort et les sphères supérieures de vie qui s’étendent à l’infini au- delà d’elle. Ceci permettra aux entités de poursuivre leur évolution sur leur plan et de s’unir, un jour, à la matière, en fusion avec la lumière de l’homme.

L’homme conscientisé découvrira le monde de la mort par une parole élevée en vibration. La nouvelle parole de la conscience supramentale effectuera une percée absolue à travers l’astral humain. Le monde de la mort et ses entités seront à la portée de l’homme comme jamais au cours de toute l’involution. L’homme conscient jouera le rôle de contrôleur et d’évaluateur de l’information transmise par le biais de sa conscience éveillée. Ceci créera une révolution dans les sphères et le psychisme humain sera élevé à un niveau de conscience et de savoir tellement subtil que l’homme, enfin, bénéficiera d’une connaissance libre infinie, non colorée par l’ego et non teintée par les influences subtiles venant des sphères.

 

La communication entre l’homme conscient et les entités ne sera plus un danger occulte pour lui. Il ne sera plus indisposé par ses communications avec l’invisible, et le danger, qui a toujours menacé ceux qui s’aventuraient dans l’inconnu, sera écarté de la conscience humaine supérieure lorsque sera contrôlée l’information communiquée à partir des plans de la mort. L’homme jouira d’une parfaite compréhension de son passé et de certaines actions qui lui avaient été imposées au-delà de sa maîtrise et de sa compréhension; il verra alors, selon son propre niveau d’évolution, que sa conscience avait bel et bien été vampirisée par des entités qui jouissaient de ses affinités vibratoires.

Il existe une relation directe entre le mental inférieur humain et la communication télépathique inconsciente. Cette relation est à la base même de la façon de penser qui caractérise l’involution. La nouvelle époque verra naître sur terre une conscience qui fera de l’homme un être libre sur le plan mental ; cette liberté ne lui sera pas facilement acquise, étant donné que la nature du mental inférieur, fortement fixée sur l’habitude de la pensée subjective, rend difficile à l’homme cette conception que la totalité de sa conscience repose sur sa capacité de vivre au-delà de la fonction purement psychologique de son moi. L’homme apprendra à ouvrir les portes de son propre devenir ; il vivra intensément par rapport à sa réalité, sans le support psychologique de sa pensée subjective. Il pourra alors commencer à tester la fidélité de sa conscience créative et le grand rapport qu’elle établit avec la vie en général. Celui dont la conscience se sera élevée au-delà de la mécanicité psychologique du moi existentiel commencera à percevoir des possibilités de vie qui, autrefois, lui étaient inaccessibles. La terre deviendra pour lui un lieu grandiose en possibilités d’expression. L’ennui de l’ego n’existera plus ; les pensées négatives créées par les entités dans le monde de la mort ne pourront plus s’imprimer dans son mental, car le taux vibratoire de ce dernier aura été élevé par les forces créatives de la nouvelle conscience supramentale.

L’homme nouveau réalisera que les pensées négatives, qui avaient congestionné son mental à cause de l’énergie de ses émotions subjectives, ne feront plus partie de la conscience quotidienne.

 

La vie future de l’homme sera toujours une vie de créativité permanente et de mouvement vital perpétuel. Il comprendra tellement le jeu et la nature de la pensée négative, qui émane des plans subtils pour le vampiriser et lui rendre la vie difficile, qu’il se révoltera, et cette révolte intérieure sera le signe avant-coureur de sa liberté psychologique, psychique et réelle. Dès lors, il connaîtra la paix sur le plan matériel ; sa vie ne lui sera plus dictée par une forme de pouvoir ou de domination. Il verra à travers toute forme de manipulation, extérieure ou intérieure à lui-même. Ce sera le début d’une ère nouvelle pour un homme nouveau, doté d’une conscience qui ne pourra plus jamais être conditionnée par des forces dont il ne pourrait pas contrôler la nature. La pensée négative fut tellement utilisée par les forces occultes de l’homme que ce dernier, au cours de l’involution, a développé une très grande capacité à se sentir inférieur à sa réalité. Cet immense travail fut exécuté par des intelligences perdues et solitaires, sur des plans qui devenaient vivants à travers l’inconscience humaine. Au cours de l’involution, l’homme est devenu la poubelle de l’astral ! Il devint, à cause de son ignorance, le catalyseur de ce qui est bas en vibration dans le monde de la mort et, depuis des millénaires, la vie sur terre n’a représenté que de la souffrance.

La nature de la pensée négative sera profondément étudiée afin que l’homme réalise jusqu’à quel point l’involution fut une expérience subjective pour l’homme de la terre, et une exploitation systématique par les entités du monde de la mort. Mais nous ne comprenons pas encore ce que signifie le monde de la mort. Pour l’homme matériel, la mort est une finalité, alors qu’elle est en fait une aberration des lois cosmiques qui manœuvrent à travers la conscience humaine involutive. La mort est une dévolution systémique de l’énergie, causée par le manque de lumière dans le corps mental de l’homme ou des espèces inférieures à lui. La mort n’est pas un phénomène naturel.

La pensée subjective de l’homme inconscient le pousse à accepter la mort comme un phénomène naturel : voilà une mesure extraordinaire et exacte de la puissance intégrale de sa pensée planétaire. De même pour la pensée dite positive et spirituelle : nous croyons qu’elle nous sert alors qu’elle nous permet simplement de penser d’une façon qui nous prépare bien à la mort. L’homme nouveau connaîtra une pensée créative, une pensée non colorée par les hautes sphères spirituelles mais issue des mondes de lumière, source même de la vie de l’homme sur tous les plans de sa réalité.

 

La pensée négative fut à l’origine des guerres autant que la pensée positive et spirituelle, car cette dernière donna naissance aux guerres de religion. La pensée créative ne peut créer la guerre, cette activité venue du monde de la mort à travers le mental humain ignorant. L’englobement du mental de l’homme va au-delà de ce qu’il peut s’imaginer, car même l’imagination de l’homme est sous le contrôle des sphères. L’imagination sert à fixer dans le mental humain le mensonge cosmique, l’outil le plus puissant de l’involution.

Que veut dire « monde de la mort » ? Toute conception de la réalité doit inclure la mort et ses conséquences sur la conscience de l’homme ignorant les lois de l’invisible. Il est inutile à l’homme d’essayer de comprendre sa vie mentale s’il ne comprend pas les conséquences voilées de ses pensées subjectives, pensées qui prennent leur origine sur des plans inférieurs à sa réalité intégrale. Ce n’est pas parce que l’homme vit l’illusion d’un libre-arbitre qu’il n’est pas soumis à la domination des forces occultes en lui. Il est là, d’ailleurs, le grand jeu de la vie. Ce jeu n’a jamais été compris.

La mort représente beaucoup plus de danger pour l’homme inconscient qu’il ne peut le réaliser, étant donné que son lien karmique avec ce plan se manifeste jusque dans ses pensées les plus secrètes. L’étude de la mort marquera la coupure la plus absolue entre l’homme et son passé expérientiel. Les hommes conscients de l’avenir ne connaîtront plus de pensées trahissant le moindre lien avec des plans inférieurs à sa conscience solaire. Viendra l’époque où la conscience humaine s’ouvrira sur des plans de vie dont la connaissance rendra l’homme libre de son contact involutif avec le monde des âmes, des mémoires, des manipulations astrales.

 

Si l’intelligence de l’homme inconscient est liée à la mort au-delà de sa conscience, c’est que son mental n’a pas encore été éveillé au pouvoir de l’intelligence libre et créative. Mais cet éveil dépend d’une nouvelle fondation ; cette dernière permettra à l’homme d’étudier sa relation personnelle avec un plan d’intelligence, qui tend à mettre à défi sa propre intelligence créative dans le but de retarder son évolution et le développement d’une liberté de conscience à toute épreuve.

Les hommes ont toujours perçu la mort d’un point de vue matériel. Ceux qui ont vu dans la mort une autre dimension d’expérience, capable d’influencer l’homme inconsciemment, ont supporté cette connaissance de façon marginale, sous le fardeau de la solitude psychologique. Même là, ils furent obligés de subir leurs propres illusions, à cause de connaissances occultes liées à un passé dont le mémoriel n’avait pas encore été épuré par une science parfaite du mental évolué. L’homme nouveau ne fait que commencer, aujourd’hui, à gratter la surface de ce monde très vaste dont les lois exigent que l’homme soit dominé dans son ignorance, afin que le pouvoir occulte des sphères serve à la consolidation du pouvoir de la mort sur la vie matérielle. Que l’homme entretienne une communication télépathique consciente avec l’astral ou le monde des âmes, et on lui fera reconnaître que la mort, telle que nous la concevons, n’existe pas. Si elle n’existe pas telle que nous la concevons subjectivement, elle ne peut exister que telle que nous pouvons la décrire à partir d’un mental libéré de ses mensonges. Lorsque cette étude aura été suffisamment avancée, l’homme découvrira que la vie consciente sur terre représente le plus grand défi que ce monde immatériel ait jamais connu de la part de l’homme.

Nous avons de la difficulté à admettre ce qui ne se pense pas ; nous croyons que c’est par la pensée rationnelle, spiritualisée, ou ésotérique que nous obtiendront les réponses tant attendues depuis des millénaires. C’est une très grande illusion. Le mental humain doit être dépouillé de sa mémoire subjective et de ses mécanismes psychologiques avant de pouvoir défier ce qui a toujours représenté pour lui un grand mystère. Les mystères n’existent pas. Tout ceci n’est que fantaisie subjective. Tout est su, tout est connu, tout est connaissable.

 

L’intelligence de l’homme est en voie d’évolution ; elle n’a pas encore atteint le niveau de maturité mentale nécessaire à son affranchissement des forces de vies inférieures, qui le manipulent depuis sa descente dans la matière. L’homme continue de poursuivre son évolution dans le cadre d’une conscience expérimentale, qui se perfectionnera pour devenir parfaitement autonome. L’autonomie chez l’homme nouveau signifiera une condition de vie mentale lui permettant de tracer sa destinée à sa volonté, au lieu de la subir selon les lois de l’âme. Mais pour le développement d’une intelligence supérieure à celle de l’involution, l’homme devra reconnaître l’activité des forces de sa conscience inférieure, en somme reconnaître qu’il n’est pas seul en lui-même, et que d’autres niveaux de vie exercent sur lui une domination. Cette reconnaissance difficile fera de l’homme en évolution de conscience un être supérieurement intelligent, qui aura compris les lois occultes de la vie, et qui ne se laissera plus cerner dans son mental par les forces de la mort travaillant à l’encontre de sa liberté dans l’intelligence.

La mort est un espace-temps où se retire l’âme après son expérience du corps matériel. Tant qu’une âme n’a pas terminé son évolution, l’expérience dans la matière lui permet de se perfectionner. Mais l’homme croit que les morts sont morts, alors qu’ils deviennent des entités et continuent d’œuvrer, sur terre, à travers le mental inférieur de l’homme inconscient en lui soufflant des pensées qui ne sont pas toujours à son avantage. L’homme devra avoir compris ceci avant de pouvoir communiquer objectivement avec son double, car la communication télépathique ne peut être améliorée qu’en fonction du perfectionnement de l’intelligence humaine. Tant que l’être n’aura pas élevé son niveau d’intelligence au-delà des pièges intentés contre lui par l’astral, il ne pourra comprendre la vie, car elle est pleine de ces pièges. Voilà pourquoi l’homme involutif connaît une conscience expérimentale et non créative. L’homme perçoit au cours de sa vie, un grand nombre de pensées auxquelles il ne peut s’identifier, car elles ne viennent pas nécessairement de sa source. Les pensées destructives, négatives, ne viennent pas de la lumière de l’homme. Elles viennent de l’astral et l’homme les croit siennes et agit selon elles. Il n’est pas surprenant que des êtres se sentent diminués dans leur personne par des pensées souvent créées par des âmes qui ont avantage, à leur propre niveau, à les faire souffrir. Les âmes se nourrissent de l’émotivité et des pensées subjectives de l’homme. Un jour ceci fera partie du savoir de l’homme nouveau.

 

Au cours du nouveau cycle d’évolution, l’homme découvrira le principe de l’intelligence créative. Sa nouvelle vie mentale sera supérieure et totalement différente de ce qu’il aura connu pendant des millénaires d’involution ; le développement de cette intelligence créative représentera, pour lui un ajustement profond de son être, comme les anciens qui durent s’adapter à un nouveau mode de perception à la fin du cycle dernier, il y a approximativement douze mille années. L’évolution de la conscience supramentale sur terre mettra un terme à la pensée purement réflective de l’homme. Le taux vibratoire de son mental supérieur sera trop élevé pour entretenir des pensées colorées et subjectives, ne pouvant se greffer à un mental transformé par une énergie créative nouvelle. C’est au cours de cette transformation que l’homme commencera à étudier et à comprendre la réalité du plan mental, qui lui fut voilée durant l’involution. Ce qu’il saura, il ne pourra le nier, car ce savoir fera partie de lui-même. C’est alors qu’il ouvrira grandes les porte du mental supérieur, psychologie et science de la psychologie à la fois, dans le sens réel du terme. Cette science du mental sera tellement évidente que l’homme nouveau ne pourra faire autrement que d’évoluer, car elle lui fera découvrir sans le moindre doute la structure psychique de son moi. Invité à regarder la vie mentale de front, sa vie en sera transformée, car il ne pourra plus continuer à vivre sous l’influence de ces forces en lui, dont il ne peut plus reconnaître l’importance à cause de son évolution régressive.

L’homme n’a pas à mourir pour connaître les secrets de la mort. il n’a qu’à être attentif et à communiquer avec les entités qui le manipulent depuis son incarnation dans la matière. Il entendra ce qu’il doit entendre. Il découvrira que la mort est très active après la vie matérielle, et que l’homme en est le bouc émissaire. Sachant ceci, son contact conscient avec le double se rétablira graduellement, et l’homme retournera à sa source dans un processus de fusion éventuelle. Enfin en unité de conscience avec la partie universelle de lui-même, il aura accès au savoir que l’involution a toujours cru utopique, ou possible après la mort. L’homme n’a pas besoin de mourir pour savoir, car la lumière du double est plus grande que tout ce qui est connu dans le monde de la mort.

 

L’involution a permis à l’être de développer un haut niveau de pensées personnelles. Mais toutes ses pensées ne sont pas créatives, toutes ne viennent pas de sa source, de sorte que la vie involutive fut une arène de confusion, surtout lors des expériences difficiles et contradictoires. L’évolution permettra à l’homme nouveau de connaître un niveau de pensées créatives et réelles, parfaitement libre de l’astral et des influences sur lui. Il sera, au-delà de l’involution, un être indomptable et sans subjectivité mentale. L’épuration de son mental aura fait de lui un être réel dans le sens le plus profond du terme.

L’univers est trop vaste pour que l’homme continu indéfiniment à vivre de l’illusion d’un libre-arbitre, dont la fonction est de remplacer temporairement sa liberté inexistante. Cette liberté de l’esprit viendra avec une conscience nouvelle, et le prix pour l’obtenir sera grand, car les forces psychiques en lui ne veulent pas perdre le contrôle de l’évolution de son expérience. Il comprendra que la vie est multidimensionnelle, et que sa grandeur est à la mesure de sa conscience. Il n’aura point de limites dans le savoir, s’il vit en fonction de sa réalité, car sa réalité sait tout.

Au début, la science du mental supérieur et de la vie sera occulte pour l’homme. Il fera face à des idées nouvelles et étrangères à sa conscience involutive. Avec le temps, la nouveauté disparaîtra, il intégrera sa nouvelle conscience, ainsi que le fit l’homme du cycle précédent. Ce sera une seconde nature. Il est absolument révoltant que l’être humain, aujourd’hui, ne soit pas en mesure de connaître parfaitement sa vie, sa conscience, son état d’esprit, les lois de son esprit et de son intelligence. Mais il est aussi imaginable de penser que l’homme nouveau, demain, découvrira que les mystères de la vie n’existent plus, lorsque sa source pourra les lui expliquer de façon claire et nette. Il devra d’abord prendre conscience de la limitation de ses pensées subjectives, intellectualisées. L’activité des âmes après la mort devra faire partie intégrante de sa connaissance, avant que ne s’ouvre en lui les portes de sa conscience universelle, sans limites psychologiques. Ceci implique donc qu’il prenne conscience des forces en lui le limitant psychologiquement à travers l’ego.

 

Il devra reconnaître que tout concept d’une autorité, dans le domaine de la connaissance intérieure, est une illusion en soi, surtout lorsqu’elle spécule sur l’invisible. L’homme seul de par sa conscience universelle, pourra traiter autoritairement et pour lui- même seulement, des choses de l’invisible. Il ne pourra plus croire naïvement qui que ce soit. Il ne pourra que confirmer ce qu’il sait, et ce que d’autres, tels que lui, savent, à partir de leur propre source universelle.

Mais tant que l’intelligence humaine sera conditionnée par la mort, l’être demeurera inférieur à lui et ne pourra vivre totalement sa conscience, car une partie de lui-même sera possédée par des pensées astralisées. Les anciens communiquaient avec le monde de la mort, mais ne pouvaient reconnaître que ce dernier était un monde de mensonges, car leur conscience mentale n’était pas suffisamment développée pour comprendre la nature réelle de ce plan, et ses conséquences sur l’involution. Ils croyaient ce qui leur était dicté, car ce plan représentait pour eux le point ultime de délivrance et de liberté, alors qu’en fait le plan de la mort est un plan transitoire jusqu’à ce que l’homme fusionne avec le double pour passer du plan astral de la mort au plan éthérique de la vie immortelle.

L’homme nouveau, dans sa conscience supérieure, se confrontera à la mort par la parole parfaite, et cette dernière se pliera devant lui et son savoir. La mort sera, pour la première fois depuis l’involution, forcée d’admettre ce que l’homme nouveau saura par sa fusion, et ceci marquera la fin du pouvoir absolu de l’astral sur terre. L’évolution du mental supérieur scellera la première victoire de l’homme contre l’astral, et l’inconscience qui en découle. La conscience et l’évolution de la psychologie supramentale dévoileront la nature du moi humain ; ceci marquera la première étape de l’évolution de la science de l’homme, qui renversera l’impression de sa personnalité.

Le monde de la mort est une dimension active de vie intelligente à travers le mental humain inconscient. L’homme ne vit pas parfaitement de sa lumière, et la preuve en est flagrante puisque sa civilisation toute entière est en voie de désintégration. Mais le point de vue coloré de la conscience humaine est tellement puissant et effectif sur la personnalité de l’homme que ce dernier n’a plus la vision claire et nette de sa vie en particulier ni de la vie en général.

 

La conscience de son moi a été altérée, contrefaçonnée à un tel point qu’il n’est plus capable d’identité réelle. Sa vie n’est que le produit constant d’influences et un échec total face à sa réalité. Il n’est pas surprenant qu’il se replie sur l’autorité extérieure pour prendre un peu de l’équilibre profond qui lui manque ; ce faisant il perd encore plus contact avec sa réalité.

La science future du mental supérieur mettra à nu toutes les facettes de la vie inconsciente ; l’homme doit tout savoir pour tout comprendre. La vie nouvelle sera bâtie sur une fondation mentale irréversible. Le nouveau cycle de vie sur cette planète ne s’apparentera plus à ce que les hommes auront connu par le passé, car la fondation du savoir humain renversera la polarité de sa connaissance. Il ne s’agira plus pour l’homme nouveau de croire, car la mort utilise la croyance inconsciente de son moi ignorant. Il devra savoir. Une fois ce principe intégré, sa conscience se transformera naturellement, car ce qui est né du savoir ne l’est pas de l’intellect, ou du mental inférieur, mais de la fusion de l’homme avec son double, sa lumière, sa source. Les lois cosmiques de l’évolution dépassent l’imagination primitive de l’homme moderne et ancien. Il y a plus de science dans l’invisible que l’homme ne pourra jamais connaître dans la matière, car tout vient de l’invisible. L’invisible est la fondation du monde, et non simplement une sujétion spirituelle que le mort-vivant découvrira peu après une mort certaine.

L’homme nouveau réalisera et comprendra que la mort est depuis toujours un niveau de vie actif à travers les hommes. Les médiums l’ont prouvé par le passé, mais ne l’ont pas compris dans son essence. La mort sera démystifiée par la conscience supramentale, et l’homme en sera libre. Mais tant qu’elle fera partie de son inconscient, il en sera prisonnier, car sa puissance sur terre est plus grande que celle de la vie. Ce n’est qu’au cours de l’évolution que cette condition changera, que la vie prendra sa place dans l’expérience de l’homme et que ce dernier sera émerveillé par sa nature cosmique et universelle.

 

L’homme nouveau comprendra la mort et le lien entre le plan mental inférieur et l’astral, ce lieu où sont conservées les mémoires du vécu enregistrées dans une dimension du temps appelée la mort. La mort n’est pas en réalité une dimension vide de vie ; au contraire, elle est un monde plein de vie, à un niveau qui dépasse beaucoup l’entendement de l’homme involutif, car l’appareil perceptif de ce dernier est limité à ses sens subtils. Comme monde de vie et de mémoire, la mort continue à exercer, chez l’être inconscient, une grande influence : elle est responsable de la qualité de vie chez l’homme involutif, en maintenant un lien vivant et inconscient avec elle. La conscience supramentale rompra le lien inconscient entre la mort et la vie, et l’homme nouveau, pour en arriver à cet état final de l’involution, devra comprendre les lois de l’esprit au-delà de la mort et du plan inférieur de l’ego inconscient.

L’esprit de l’homme habite la matière et l’immatériel. Mais sa conscience, sur le plan matériel, diffère de sa conscience sur le plan astral. En effet, sur le plan de la mort, l’esprit est régi par des lois que l’homme ne comprend pas, mais auxquelles il obéit absolument, dans la même mesure où l’homme, sur le plan matériel est régi par des lois de gravité, des lois de biologie et de génétique, auxquelles il obéit absolument. Les morts, pour des raisons de pouvoir, ne veulent pas révéler à l’homme inconscient les lois de leur monde. Les entités savent que l’homme, une fois conscientisé, devient indépendant de leur manipulation, de sorte qu’elles perdent leur pouvoir sur lui. Ceci génère chez les morts une très grande insécurité, semblable à celle que connaîtrait l’homme s’il perdait le contrôle sur le monde animal ou planétaire, d’où il tire la nourriture nécessaire à sa propre survie.

L’univers est organisé de telle façon que les plans supérieurs dominent les plans inférieurs, tant et aussi longtemps que ces derniers n’ont pas atteint un niveau de conscience suffisant pour se libérer de la domination des forces supérieures. Ainsi évolue l’univers, à tous les niveaux. La hiérarchisation de l’énergie et du pouvoir fait partie de l’expérience des sphères inférieures de l’évolution et du pouvoir supérieur de celles qui les dominent. Voilà pourquoi l’homme ne passera jamais de l’involution à l’évolution, quel que soit son niveau de conscience spirituelle, tant qu’il n’aura pas compris le pouvoir subtil du monde de la mort sur son mental involutif. Ceci est absolument réel et va au-delà de toute convention de la pensée humaine involutive et réflective.

 

Le monde astral traverse le plan mental de l’homme par le biais de sa pensée colorée, selon son état émotionnel, de sorte que ce monde vit à travers la pensée inconsciente communiquée à l’homme de l’involution. Sur le plan matériel, il croit que sa pensée et son libre-arbitre font une seule et même pièce, alors que la pensée humaine inconsciente dérive du mouvement subtil de certaines énergies émanant du plan astral, sous l’influence de certaines entités dont le lien avec l’homme est totalement inconnu. Les médiums ont la faculté de faire ressortir cet aspect de la réalité transcendante de la personnalité humaine, mais ne comprennent pas, non plus, que la conscience humaine doit être libre de voir à travers la désinformation subtile dirigée vers l’être inconscient des lois occultes de la pensée ; ils ne comprennent pas que toutes les informations venant de l’astral servent à le relier au matériel par le mécanisme de l’exploitation subjective. Incomplet à cause de son mental involutif, l’homme inconscient et les médiums jouent le jeu des entités jusqu’à ce que l’être le réalise et s’en affranchisse, ce qui le mènera naturellement dans une nouvelle phase d’évolution supérieure.

À l’époque actuelle, une recrudescence de l’occultisme et des sciences paranormales provoque, sur le plan matériel, un agrandissement du pouvoir de l’astral sur terre, à cause de la grande affinité qu’ont de plus en plus de personnes sensibles pour ces sciences de l’au-delà. Un danger demeure tout de même, car non seulement l’homme doit-il prendre conscience de ces plans, mais aussi doit-il en devenir absolument libre afin de pouvoir jouir de sa propre réalité. L’avènement du cinéma a grandement popularisé la science occulte ou les thèmes qui s’y rattachent ; dans une même mesure, de plus en plus d’êtres sensibles se font englober par ces formes d’énergie nouvelle, qui suscitent auprès du subconscient involutif un attrait irrésistible. C’est ici que le danger devient de plus en plus évident pour ceux-là qui n’ont pas encore réalisé le pouvoir subtil de l’astral sur leur personnalité.

 

L’univers, dans sa totalité, n’est pas un monde à la mesure de la compréhension involutive de l’homme, car le mental inférieur utilise les sens matériels pour juger de l’organisation et de l’ordre des forces en évolution. Chez les êtres spirituels ou avancés dans l’étude des sciences occultes, le même problème se pose à une autre échelle. Ces êtres évolués, sensibles, ce font englober par la croyance en tout ce qui leur est divulgué à partir des plans subtils de l’âme. L’homme intégral, ayant transmuté parfaitement son mental, reconnaîtra sa propre lumière, et fera éclater la forme de toute pensée subtilement utilisée contre lui. Il corrigera de sa propre lumière la désinformation venant de l’astral, et ainsi fera pénétrer de la lumière dans ces mondes qui souffrent de ne pas être humains et immortalisés dans la forme éthérique de leur esprit.

Les entités de l’astral sont des formes vivantes de l’homme, de ces êtres qui ont vécu sur le plan matériel ; ces êtres procèdent de leur esprit, mais ne sont pas la lumière de leur esprit : ils ne représentent que la mémoire de leur esprit. L’esprit est énergie créative, et non mémoire. L’homme, sur le plan matériel, est plus près de son esprit que les entités dans le monde de la mort, mais il ne connaît pas les lois de la mort et ses influences, de sorte qu’il lui est impossible de participer consciemment à l’énergie créative de son esprit. Au contraire, il ne fait que répondre à la mémoire de l’âme, à cette partie de lui-même qui est morte et qui ne baigne pas dans sa propre lumière. Voilà pourquoi l’homme sur terre, ressent toujours une sorte de tension psychique l’empêchant d’être parfaitement heureux. C’est le lien avec le plan de la mort qui crée cette tension à travers la manipulation subtile de ses pensées non intégrées à la lumière de son double, cet esprit libre de la mort.

Comprendre le monde des entités, c’est comprendre la mort et vivre au lieu d’exister. Mais la mort n’expliquera jamais à l’homme la vie, ou, si elle le fait, elle le fera de façon à créer encore d’autres illusions plus subtiles afin qu’il s’enlise dans une forme de mensonge subtil qu’il prendra pour la vérité. Voilà son jeu! Rien n’est plus dangereux que la vérité, car elle représente le mensonge qu’impose la mort à la conscience humaine naïve et ignorante des lois universelles. C’est pourquoi l’homme nouveau sera au-delà de la vérité et du mensonge. Il ne s’intéressera qu’à ce qu’il sait de lui-même, dans sa fusion universelle non colorée par l’astral.

 

La naïveté spirituelle ou matérielle de l’homme est son plus grand péril, car il ne peut prendre le contrôle de sa destinée tant qu’il n’a pas intégré l’énergie de la connaissance. La connaissance doit être épurée dans son mental supérieur, sinon elle devient facilement une source subtile de mensonge que l’ego ne peut discerner à cause de l’absence de lumière dans le mental. Aujourd’hui, le mental de l’homme, quel que soit son niveau d’évolution, est une fenêtre ouverte à travers laquelle les entités astrales pénètrent sans restriction aucune. La destinée du genre humain est dans leurs mains. Cette condition involutive tire à sa fin cependant, car de nouvelles forces descendent vers la terre pour libérer l’homme de cette forme subtile de domination.

Rien ne peut forcer l’homme à comprendre les dessous de la vie. Tout dépend de son niveau d’évolution et de son désir personnel de compréhension profonde. Une grande sensibilité intérieure est à la base d’une telle aventure vers l’intérieur humain. Admettre ce qui ne fut jamais admis n’est pas chose facile puisque l’être a tendance à fonder ses opinions sur celles des autres pour se sentir en plus grande sécurité, même si une telle sécurité est faussée par l’ignorance foncière de l’humanité. Comme l’homme intégral comprendra les lacunes du mental involutif, il voudra aplanir les différences d’entendement qui séparent les hommes et plongent l’être dans une quête sans fin apparente pour la compréhension intégrale de sa vie. La science nouvelle de l’homme ne pourra venir que de lui, et non plus de l’extérieur de lui. Seule sa conscience libérée lui donnera accès à ce qu’il sait et a toujours refusé de voir, pour une multitude de raisons ne faisant pas partie de l’intelligence pure et créative de son mental supérieur, mais de son ignorance élevée à un statut de connaissance.

L’homme nouveau ne considérera pas le monde de la mort comme une dimension étrangère à sa réalité. Au contraire, sa conscience nouvelle le mettra constamment en garde contre les influences subtiles de ce plan, qui ne s’arrête en rien dans la création d’illusions puisque l’illusion fait partie de sa fonction et de sa nature.

 

L’astral et ses entités dominent l’homme depuis l’avènement de la conscience astrale sur terre, depuis que l’homme utilise ses sens matériels pour percevoir et comprendre le monde du phénomène. Plus il densifia sa conscience, plus l’astral devint une puissance intérieure servant à contrebalancer la densification de son être. Au cours des millénaires d’involution, l’astral se raréfia, et devint de plus en plus subtil, de sorte que la conscience de l’invisible perdit peu à peu sa réalité objective et cosmique, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui : un monde d’illusions et de rêves.

L’homme en réalité, ne meurt pas ; il fait simplement laisser derrière lui son enveloppe charnelle. Mais dès qu’il est en dehors de son corps matériel, il est régi par des lois anti- homme, anti-lumière; de là vient l’ignorance perpétuée dans la conscience de l’humanité. Dès que l’homme devient une entité astrale, ses liens avec le monde matériel sont coupés de façon radicale, de sorte que ce n’est plus l’homme matériel et l’humanité qui deviennent important pour lui, mais plutôt l’astral, la coque, cet aspect de l’entité invisible, sans émotion et sans mentalité créative, ne répondant qu’aux lois occultes de la mort. La mort est régie par les forces dites sataniques qui ont pour fonction la perpétuation de la domination des forces cosmiques sur les consciences en évolution, dont l’homme ne représente qu’un des types.

Pour avoir de la mentalité et de l’émotion, une conscience doit être plus ou moins libre, c’est-à-dire capable de vibrer à certaines énergies émanant de l’expérience. Dans le monde de la mort, l’expérience n’existe pas en tant que telle, les entités ne répondant qu’à des forces psychiques ou astrales dont elles sont totalement esclaves. La liberté n’existe pas dans le monde de la mort. Tout est régi à partir des plans supérieurs dont les morts sont absolument dépendants. Si la vie sur terre était vécue telle qu’elle l’est dans la mort, il serait absolument impossible pour la conscience de naître, car l’expérience le perfectionnement ne pourraient exister.

 

La psychologie supramentale créera un pont dans la conscience de l’homme ; celle-ci deviendra tellement complète qu’il ne cherchera plus à comprendre la mécanique de l’ego par d’autres moyens anciens. Tout deviendra évident, car l’intelligence supramentale est absolue en elle-même, ne dérivant aucunement de la pensée subjective astralisée de l’homme. La nouvelle psychologie créera les outils nécessaires permettant à l’homme nouveau de communiquer intérieurement, sans risquer d’être influencé par les entités astrales toujours à l’affût d’êtres voulant communiquer avec elles. La puissance de la psychologie supramentale dérivera de la puissance créative de l’esprit de l’homme intégral. Fort de cette science, il pourra sans crainte, affronter les entités et leur faire reconnaître que le pouvoir astral sur lui achève, dans la mesure où l’homme passe de l’involution à l’évolution de sa conscience.

Les entités créent chez l’être humain une fausse personnalité, en lui inspirant des pensées sans puissance créative, des pensées qui ne font que réfléchir en lui des impressions négatives face à sa réalité. L’homme involutif est constamment perturbé dans sa conscience par des idées qui n’ont en elles-mêmes aucun sens créatif pour lui. Prisonnier de ces idées, incapable d’en réaliser l’origine ténébreuse, il les subit et voit sa vie se désintégrer graduellement à la suite de décisions qui l’ont progressivement appauvri sans qu’il n’ait pu y opposer une volonté créative. Cette condition existentielle est très lourde de conséquences, car l’homme devient graduellement esclave de ces idées plus ou moins mortes, qui ne le servent pas mais servent le plan de ces forces astrales en lui. Lorsque ces forces réussissent à détruire la fabrique déjà délicate de l’ego inconscient, elles poussent facilement l’être vers la dépression, le suicide, la mort. Et la vie l’autre côté recommence.

Avec l’avènement de la science et de la psychologie, l’homme involutif n’est plus ce qu’il était. Il veut comprendre, savoir. Viendra le jour où la science et la psychologie feront une grande percée dans le domaine occulte de la vie à travers la science de l’esprit. La science a accusé la religion de superstition, et la religion a jugé la science matérialiste. Et pourtant, les deux sœurs de la connaissance auront à découvrir leurs propres limites. L’une admettra que la réalité va au-delà de ce que démontrent les outils de la matière, et l’autre découvrira que la spiritualité va au-delà des mystères dominateurs.

 

 

L’esprit de l’homme est au-delà de la science et de la religion. Il est force créative, et les deux sœurs de la connaissance involutive seront, au cours de l’évolution, amenées à une transformation intégrale de leur doctrine.

Pour que l’homme passe de l’involution à l’évolution, pour que l’ego et l’esprit se fondent en une réalité cosmique et planétaire de vie créative, la lutte finale devra se faire sur le plan astral de la conscience. C’est sur ce plan que la connaissance est colorée et que l’homme perd conscience de l’intégralité de son identité. La conscience supramentale effectuera de grands et profonds changements dans la vie de l’homme, car l’ego involutif ne pourra astraliser cette science issue de la lumière de l’homme et de sa fusion avec son double. Les entités de l’astral voient l’avenir de l’humanité. Certaines sont gratifiées, car elles sont suffisamment évoluées pour réaliser que, sur leur plan, la mort est sous le contrôle des gouvernements sataniques ; d’autres, trop inférieures sur la courbe de leur involution astrale, travaillent encore contre l’homme, et le feront jusqu’à la fin de l’évolution humaine sur terre. À cette époque, l’homme aura tellement progressé qu’il n’aura plus besoin de son véhicule matériel pour évoluer sur les plans éthérico-matériels de la terre et de ceux de l’univers.