Les entités et l’intelligence humaine: 153

Les entités et l’intelligence humaine 

 

L’intelligence humaine involutive est colorée par l’actualisation, à travers les centres de la conscience de l’homme, d’une forme-pensée dont l’énergie créative est interceptée par les forces occultes, ces dernières opèrent sur les plans subtils de sa conscience, sur lesquels l’homme n’a ni pouvoir, ni réalisation. L’être humain ne bénéficie pas intégralement de son intelligence créative. Une trop grande part de cette énergie est avilie par la domination de forces psychiques internes avec lesquelles il entretient une relation inconsciente depuis sa descente dans la matière, sans jamais avoir pu en réaliser l’existence ni le pouvoir qu’elles exercent sur sa conscience. Cette condition d’inconscience, chez l’homme, intervient directement dans l’organisation psychique de son moi et ainsi, celui-ci, à son insu, subit constamment une perte d’énergie mentale. Cette diminution d’énergie créative force l’homme à vivre des expériences sur lesquelles il n’a aucun pouvoir ; ce processus ne pourra prendre fin tant qu’il n’aura pas compris les lois de la conscience réelle de l’homme, nouveau modèle d’évolution sur terre.

Cet homme nouveau se distinguera de l’homme ancien par sa capacité à supporter que sa nature égoïque rejoigne un jour sa réalité fondamentale, et que cette réalité soit beaucoup plus vaste qu’il pouvait le penser à première vue, car il était tenu à l’étroit dans la conception primaire de la nature de son ego. Le monde de l’intelligence est un monde occulte, un monde qui reste à être exploré à fond. Ce monde intervient subtilement dans le phénomène humain, et l’homme évolué devra en comprendre la réalité ; sinon il risque de vivre en relation étroite et inconsciente avec les forces qui l’engoberaient subtilement dans un monde mental illusoire.

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Il n’est pas surprenant que la psychologie moderne soit autant fascinée par le concept du subconscient, puisqu’il renforce le fait que l’homme n’a pas le contrôle de sa vie. Par ailleurs, saisir ce fait occultement est une toute autre chose, surtout lorsqu’il est possible de le vivre en fonction d’une réalisation fondée sur la jonction entre la conscience occulte et la conscience psychologique. Ceci sera dévoilé par la conscience supramentale de la prochaine époque. Il deviendra évident à ceux qui dépasseront les frontières de l’imaginaire, que l’intelligence actuelle n’est qu’un aperçu médiocre de ce qu’elle peut être et sera, au cours de la prochaine évolution. Si le mental inconscient représente une déformation de l’intelligence créative, le tout est dû à l’impuissance du mental humain involutif face à la réalité psychologique du moi. L’homme inconscient a peur de sa réalité, il a peur d’être confronté à la réalité des plans et de leurs manœuvres, à travers son psychisme endormi. Il préfère demeurer ignorant plutôt que d’être confronté à ce qui le limite et l’empoisonne depuis des millénaires.

Évidemment, il n’est ni plaisant ni facile d’accepter la réalité occulte de la conscience humaine. Mais tout ceci fait partie de l’évolution de l’homme, qui n’en est qu’à ses débuts. Ce que l’homme nouveau découvrira au cours de l’évolution dépasse tellement le cadre psychologique de sa conscience personnelle d’aujourd’hui, qu’il doit être préparé graduellement, afin d’être en évidence avec sa réalité grandissante et de plus en plus extraordinaire. Que le mental de l’homme soit une sphère d’influence active à partir de l’invisible, par le biais de ses pensées subjectives, voilà une dimension de sa réalité qui devient évidente aux yeux d’une conscience supérieure. Ceux qui œuvrent dans le domaine des sciences occultes devront un jour réaliser que de subtils voiles spiritualisent leur intelligence, pour faire d’eux des porteurs de forces occultes qui les englobent tous, en leur promettant le ciel et plus.

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L’homme inconscient subit dans son ignorance matérialiste les forces infiltrées en lui, alors que l’être spirituel supporte ces mêmes forces en les nourrissant de sa grande naïveté. Dans les deux cas, elles emprisonnent ces êtres dans une forme ou une autre d’illusion, qu’ils devront un jour dépasser afin de se rendre totalement libres en intelligence et en volonté créative.

L’homme nouveau doit surplomber l’occulte du mental. Ceci veut dire qu’il doit, au cours de son évolution, pouvoir transposer son énergie mentale dans une forme-pensée complètement contrôlé par son moi volontaire et intelligent. Le mental de l’être conscient doit être épuré de toutes pensées subjectives qui l’emprisonnent d’une façon ou d’une autre, et qui le rendent impuissant à vivre sa vie en fonction de ce qu’il veut vivre. Une telle épuration permet de reconnaître que le mental inférieur est subtilement conditionné par des intelligences évoluant dans des mondes parallèles et ayant accès à la conscience de l’homme, grâce à la réceptivité de ce dernier, plus ou moins ajustée à sa réalité intérieure et universelle. La conscience nouvelle et créative doit être universelle ; elle doit être composée par l’homme, sans aucune interférence à partir des plans subtils de sa conscience occulte. L’occulte de la conscience ne doit représenter que l’accès à ces domaines de la connaissance, avec lesquels ne s’entretient aucun lien émotif qui pourrait faire de l’homme un être impuissant. Les êtres spirituels qui s’adonnent éperdument à des rites d’expériences ésotériques ou occultes font d’eux des impuissants. Ils sont rattachés au cordon ombilical de certaines sectes souvent parrainées par des sommités spirituelles qui, à leur tour, sont parrainées par d’autres sommités spirituelles, et ainsi de suite jusqu’aux sphères spirituelles les plus élevées dans le monde de la mort.

Si le mental de l’homme est habité par des intelligences dont il ne comprend pas parfaitement la nature, il doit indubitablement s’éveiller un jour, afin de goûter enfin à sa propre intelligence et devenir libre de toute forme d’influence. Ce phénomène inévitable est lié à l’évolution de l’homme et de la conscience planétaire. Les rêves nous indiquent de façon claire que le monde de la pensée est beaucoup plus vaste que nous le croyons à prime abord. Mais même le rêve demeure, pour la plupart des hommes, un plan d’expériences sur lequel il n’a aucun contrôle, exception faite de ceux qui ont maîtrisé l’art de vivre consciemment sur les plans subtils de leur conscience astrale. Et là encore, même eux finissent par découvrir que les plans de l’astral ne sont qu’illusion, à moins d’avoir été envoutés au-delà d’une volonté de s’en libérer.

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Pour que l’homme découvre la nature de son mental inconscient, il lui faudra regarder le monde de sa pensée de façon objective, sans émotivité. Alors, il constatera que ses pensées sont loin d’être réelles et que leurs formes sont colorées à un tel point qu’elles lui donnent l’impression d’être issues de lui-même, alors qu’en fait elle sont créées de toutes pièces à partir d’un plan supérieur de l’ego, qui constitue l’envers de la conscience réelle. L’homme nouveau apprendra à reconnaître la nature de sa pensée, ce qui lui donnera accès à une pensée de plus en plus créative, de plus en plus libérée de la coloration spirituelle et émotive qui a caractérisée la conscience humaine spirituelle de l’involution. Cette conscience nouvelle ne sera jamais plus spirituelle pour l’homme conscient de la terre. Elle reflétera une grandissante et puissante capacité de savoir, au-delà de la connaissance acquise, et ce savoir servira l’homme de façon parfaite.

Étant donné la condition occulte de toute évolution future sur terre, il est évident que la nature de la nouvelle conscience ne pourra satisfaire que les besoins réels de l’homme. Ainsi, les habitudes de vie qui avaient précédé la transmutation du mental humain disparaîtront de l’expérience. Au début, cette situation créera une sorte de vide dans la vie de l’homme conscientisé, et ce vide servira à perfectionner encore plus son mental, jusqu’à ce qu’il ait un contrôle parfait de sa vie intérieure et matérielle. Tant que l’homme n’aura pas réalisé la multidimensionnalité de sa conscience mentale, il lui sera impossible de comprendre jusqu’à quel point il est victime de forces en lui, qui le déchirent et le divisent. Tant qu’il n’aura pas tout pris en considération, tant qu’il n’aura pas regardé ce qui le fait souffrir subjectivement en lui- même, il ne pourra voir la nature de l’intelligence créative et la nature du mental supérieur.

Le monde mental de l’homme n’exprime qu’une partie infime de son savoir. L’homme inconscient ne réalise même pas combien profond est son savoir, au-delà des limites psychologiques de son intelligence.

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Le mental humain est vaste, il représente le siège de l’esprit ou de l’énergie créative de l’homme ; mais son intelligence immature lui donne l’impression égoïque de la connaissance, et cette même impression paralyse son pouvoir sur la connaissance et le savoir. Tant que le monde mental de l’homme n’aura pas été libéré des différentes entités, qui l’épuisent et s’en nourrissent à la fois, l’être humain ne pourra goûter de lui-même et bénéficier de sa conscience, de sa vie, de sa réalité invisible mais concrète, au-delà de la matière.

Le plan mental de l’homme est le monde des esprits immatériels. Il ne peut le réaliser concrètement que par l’étude de la relation entre ses pensées subjectives et ses pensées objectives. En déjouant la mécanicité de cette relation et en allant au-delà de l’habitude subjective de son mode de pensée personnalisé, l’homme découvrira la clef nécessaire à la compréhension de sa conscience personnelle. À l’aide de cette nouvelle perspective, il comprendra que le monde mental est un monde habité par des intelligences en évolution, tout comme lui, avec cette différence que lui évolue sur le plan matériel et que ces intelligences sont sur des plans différents de la matière. Seul l’homme conscient réalisera que le savoir ne peut être réalisé que sur le plan de la matière, à partir du moment où l’homme a enfin commencé à vivre son union avec la source de son énergie, sa réalité ultime, son esprit, son double sa lumière. Les entités habitant le monde mental de l’homme n’ont aucun pouvoir sur lui, tant que leurs liens avec lui ne sont pas maintenus à travers l’ignorance de sa conscience astralisée. Cette conscience est le résultat de son lien mémoriel avec le monde de la mort, d’où il est descendu pour s’incarner dans la matière.

L’homme nouveau comprendra que le monde de la mort et le monde de la pensée inconsciente sont une seule et même chose. Cette réalisation fera de lui un être nouveau en conscience, car la perception qu’il aura alors de lui-même le forcera à ajuster son mental, afin de se libérer des forces occultes en lui. La conscience de l’homme en sera changée. Son émotivité égoïque sera remplacée par une prise de conscience mentale différente de ce qu’il avait connu durant cette période difficile que fut l’involution. Cette dernière précédait le nouvel alignement de ses corps subtils, en fonction du mouvement de l’énergie mentale nouvelle, dont la puissance vibratoire servira à l’harmonisation des centres d’énergie.

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Ayant réalisé que le monde mental inconscient et le monde de la mort sont unifiés à travers la pensée subjective, l’homme nouveau ne tardera pas à reconsidérer toute forme- pensée plus ou moins apte à lui faire vivre une condition inférieure de conscience. Le monde mental est en réalité un espace psychique dont l’extraordinaire fonction est de donner à l’homme l’impression d’être intelligent, afin que sa fausse expérience, qui est aussi une expérience faussée, puisse servir à des modèles de vie futurs sur les autres plans. Tant que l’homme n’a pas extériorisé son moi à l’aide d’une conscience nouvelle, il est obligé de subir la vie, afin que les autres plans perfectionnent leur pouvoir de domination. Ce pouvoir sert en retour à l’évolution éventuelle de la conscience humaine, au fur et à mesure que l’homme apprend à corriger ce qui n’est pas réel en lui, c’est-à-dire ce qui ne vient pas de lui mais des plans dont il est originairement l’expression planétaire, à travers le jeu mécanique de sa mémoire subjective.

Le monde mental étant un plan de vie pour les intelligences en dehors du plan matériel, ce plan devient alors, pour l’homme inconscient, non pas le siège réel de son intelligence, mais plutôt le quartier général des opérations activées à distance par des forces qui font partie des mondes inférieurs à la lumière de l’homme, même si ces mondes apparaissent à sa conscience spirituelle évoluée comme des mondes à haute perfection hiérarchique. L’illusion est totale et maintenue dans la conscience de l’homme, jusqu’ à ce que l’homme nouveau soit assez fort en esprit pour renverser, sur les plans, le pouvoir hiérarchique qui contrôle et a toujours contrôlé l’involution. Un des grands problèmes auquel fera face l’homme nouveau sera celui de la culpabilité spirituelle, vis-à-vis des intelligences qui représentent pour lui, inconsciemment, une haute forme d’évolution. L’être humain a tellement été fasciné par l’action tenace de sa mémoire subjective, que la fin de la cinquième race-racine est totalement liée au pouvoir de la mémoire sur l’ego. Ce pouvoir fait partie de l’échange que vit l’homme avec la mort. Si nous disons que la mémoire est la mort, c’est pour faire commencer à faire comprendre à l’homme nouveau que la relation entre la mort astrale et la vie matérielle est une relation de mémoire ; en d’autres termes, elle est relation de causalité absolue, dont il saisira le pouvoir dès que le déchirement des voiles aura finalement été achevé sur le plan matériel, avec la venue sur terre de la nouvelle conscience éthérico-matérielle, qui remplacera le pouvoir ancien de la mort sur l’homme.

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Le phénomène des entités habitant la conscience de l’homme ne prend une dimension prospective que lorsque l’homme est fortement débalancé dans ses corps subtils, devenant ainsi divisé dans sa personnalité. Ce phénomène de schizophrénie est facilement reconnaissable et on peut alors, selon les théories courantes, traiter avec un aspect conclusif de dépersonnalisation. Cependant, lorsque l’homme ne semble pas démontrer d’affinité trop avancée par l’actualisation des forces occultes à travers sa personnalité, en apparence harmonieuse, nous perdons de vue le contact entre l’homme et les plans subtils de sa conscience. D’ailleurs, c’est pourquoi nous avons de la difficulté à reconnaître le mensonge caché derrière une personnalité qui semble bien portante. Pourtant, le mensonge sous toutes ses formes existe chez l’homme inconscient, et rend justement difficile sa recherche spirituelle, ou l’effort sincère de se réaliser.

Il devient clair et évident à l’homme nouveau que la relation entre son ego et son énergie créative est proportionnelle à sa capacité de vivre en dehors du champ d’action des entités spirituelles, qui cohabitent avec lui sur le plan mental de sa conscience, non encore éveillée à la subtilité de l’organisation psychique de son moi cultivé. Il découvrira que, non seulement il lui est impossible de vivre une pensée créative pure sans le support vibratoire de son énergie, mais qu’en plus une telle pensée ne peut se manifester dans son mental que lorsqu’il a appris à renoncer à toute responsabilité psychologique qui pourrait colorer sa finalité sociale, par le choc qu’elle crée lorsqu’elle pénètre le mental d’un homme non initié à la qualité universelle de la vibration. C’est d’ailleurs ici que le test se fera pour lui, car les entités, opérant sur le plan mental encore faible de sa conscience, feront tout en leur pouvoir pour lui faire regretter son geste ; à travers la culpabilité, elles peuvent retarder l’évolution de l’homme, puisque la culpabilité confronte l’homme à ce qu’il fait dans le cadre d’une réflection intérieure, à la mesure de sa mémoire psychosocialement conditionnée par son expérience planétaire et le choix qu’il a fait avant sa descente dans la matière.

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Le fait de penser ne libère pas de la réalité fondamentale du phénomène lui-même à l’égard des plans subtils de sa conscience. Ce n’est pas parce que l’homme vit sa conscience dans le cadre d’un libre-arbitre qu’elle est libre de façon absolue. La psychologie de la pensée humaine est axée sur la disproportion entre la réalité du moi et le vaste abîme séparant sa réalité des formes inconscientes de ce moi. Bien que la psychologie ait développée ses théories en fonction d’une structure psychique appelée à fonctionner selon les aspects du conditionnement social, la réalité du moi humain n’en a pas pour autant été dévoilée ; une science beaucoup plus ouverte à l’occulte du mental sera nécessaire pour qu’elle parvienne à jeter de la lumière sur la nature du moi.

L’évolution de la science de l’esprit révélera que la nature inconsciente de l’intelligence humaine n’est pas une nature réelle parce que le moi inconscient ne peux transmettre parfaitement l’intelligence créative. Le moi humain n’est pas réel, il est fondé sur des influences astrales qui le colorent ; l’être se sent ainsi supporté par une idée suffisamment intelligente de lui-même, pour ne pas sombrer dans la grande solitude de l’identité réelle que l’ego non préparé ne peut supporter. L’homme vit une conscience collective; il n’a pas encore réalisé que l’intelligence intégrale est absolument non collective, parfaitement individualisée et universelle.

La psychologie de masse est impuissante à accepter le concept des mondes parallèles pour expliquer le phénomène de la pensée, car son pouvoir est fondé sur sa science aveugle et partiale. Pour que la psychologie maintienne son pouvoir sur le plan matériel, il lui faut ne pas reconnaître ce qui est au-dessus ou au-delà de ses conceptions du moi psychologique. Ce dilemme nous le retrouvons dans l’entêtement intellectuel de la psychologie à mettre de côté des concepts qui affaiblissent son cadre théorique, pour le rapprocher d’une vision paranormale ne faisant pas encore partie de la formation mentale du scientifique du vingtième siècle.

L’idée que l’être involutif soit partiellement ou grandement influencé à partir des plans qui, aujourd’hui, pour la plupart des hommes civilisés, demeurent invisibles, est absolument obscurantiste. Mais l’évolution du mental humain ne peut être retardée par la psychologie. Au contraire, cette évolution fera évoluer la psychologie, car cette dernière ne peut plus extrapoler sur la nature de la pensée ou de la structure psychique du moi, à cause de la limitation créative des concepts utilisés dans la classification des idées nécessaires à la formation d’une science créative du mental et de sa réalité.

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Qu’il existe une relation étroite entre l’invisible et le matériel n’est pas une notion philosophique, mais une réalité de l’homme. À partir du moment où cette réalité sera intégrée par la conscience humaine, la nature même de la psychologie de l’être sera altérée et une nouvelle façon de voir le problème de l’ego et du moi fera surface. Ceci préparera l’homme de la prochaine époque à vivre mentalement en contact direct avec des dimensions de l’énergie et de l’intelligence. Lorsque la notion de l’intelligence perdra le sens qu’elle possède aujourd’hui, la science du mental s’épanouira et l’homme prendra conscience d’une nouvelle dimension de l’intelligence, non rattachée à la systémique de ses pensées subjectives, conditionnées par l’histoire et la mécanicité de la mémoire involutive.

L’évolution de l’homme voudra que ce dernier reconsidère totalement la nature de son mental, pour y découvrir des éléments étrangers à sa propre réalité. C’est ainsi que l’homme pourra, un jour, au cours de l’évolution, en arriver à ne plus subir son état mental inférieur et inconscient, et vivre plutôt en fonction d’une réalité créative absolue, fondée sur la fusion de l’esprit et de l’ego. Tant que ce stade d’évolution ne se sera pas manifesté chez l’être, l’humanité sera forcée de vivre en fonction des forces historiques conditionnant l’homme à des pensées astralisées ne faisant pas partie de sa réalité intégrale.

L’intelligence humaine cessera d’être expérimentale lorsque l’être aura découvert que son intelligence n’est pas parfaitement sous son contrôle, et qu’une grande partie de sa vie est subordonnée à des influences voilées et occultes faisant partie de l’organisation interne du monde mental. La psychologie se refuse toujours à étudier cette organisation, par crainte de perdre son statut de science objective. Même si l’idéologie spirituelle des religions a confondu la réalité des sphères, et qu’elle n’a pas reconnu l’activité retardataire des sphères sur la conscience humaine involutive, une grande part de l’information colorée touchant à l’existence et à l’activité subliminal de ces sphères sera remise en question par la science mentale de l’évolution.

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Le monde de la mort est un plan dont les activités touchent de près la conscience de l’homme, ainsi que l’ont démontré les médiums. Par contre, il ne suffit pas simplement d’auditionner de telles séances, mais de pouvoir relever le défi qu’elles offrent à l’homme conscient de la manipulation que ces plans exercent à l’échelle mondiale. L’humanité est une vaste réserve d’expériences utilisées par les forces occultes de la vie invisible contre l’homme. Les conséquences de ce processus apparaissent dans l’organisation psychologique de toutes les formes de pensées idéologisées, spirituelles ou temporelles, qui forment le moi inconscient. La conscience supramentale jettera une grande lumière sur le plan cosmique de la conscience en évolution.

L’évolution future de la conscience humaine, sur terre, sera libre du conditionnement psychologique de l’ego et affranchira ce dernier des forces qui, à travers l’inconscience de l’homme, retardent l’évolution de la science de la vie sur terre. Cette évolution se fera sur un plan individuel. L’homme nouveau n’entretiendra aucune mémoire subjective de sa conscience collective. Il aura réalisé que l’univers contient à la fois un monde invisible, et un monde matériel, et que les deux plans sont intimement liés dans la vie et dans la mort.

Au cours de l’involution, l’humanité a vécu sous le règne de l’ignorance face à l’occulte des plans invisibles. Les religions ont perpétué cette ignorance, et la conscience moderne ne fait que commencer à percer les voiles de ces plans. Mais l’avenir de la race humaine tiendra de sa compréhension profonde des lois de l’invisible, car l’homme nouveau se développera une seconde vue, une vision éthérique lui donnant accès à ces plans. Il sera alors évident à l’homme que l’intelligence involutive fut colorée par des pensées émanant de sphères dont il subit l’influence quasi totale et inconsciente, depuis des siècles. Il n’est pas surprenant que l’être, en tant qu’individu, n’ait jamais pu atteindre un niveau intégral de conscience réelle, tant sur le plan de la matière que sur le plan des forces qui sous-tendent le plan matériel.

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La conscience supramentale démontrera que l’homme inconscient est soumis, dans sa volonté, à certaines forces qui colorent son intelligence de façon alarmante au profit d’un pouvoir dont il n’est que le bouc émissaire sur le plan matériel. Par cette science, l’homme reconnaîtra la conspiration cosmique et astrale montée contre lui ; cette découverte le rendra libre, il reprendra le pouvoir de sa propre lumière, qui lui fut retranchée à la fin du cycle adamique, lors de la rupture des circuits universels.

Par le passé, les pouvoirs temporels et spirituels voyaient d’un mauvais œil toute forme d’individualisme. De même, la science du mental de l’avenir démontrera que le pouvoir astral fait tout pour empêcher que l’homme ne sache le secret des secrets. Celui-ci, pendant des millénaires d’évolution régressive, a fourni aux pouvoirs temporels et spirituels les voiles nécessaires à l’englobement de l’homme dans une ignorance parfaite, malgré l’existence de ses sciences dites objectives et de ses religions fondées sur les dogmes de la vérité.

Le monde invisible ne sera jamais soumis à l’observation objective de la science matérielle. C’est sur le plan mental éveillé que se fera cette observation et que se livrera la lutte. Celle-ci élèvera une conscience nouvelle menant l’homme vers l’évolution, et confirmant la suprématie de la conscience supramentale contre l’astral. L’impuissance créative de l’homme involutif est due à son incapacité de connaître le fond de sa pensée ; l’immersion totale de son moi le noie dans une marée incontrôlable de pensées qui ne sont pas siennes parfaitement, parce que colorées par des influences inconscientes d’un plan de vie qui se joue de la vie de l’homme. L’évolution demandera que l’homme nouveau s’ouvre totalement à des notions de vie mentale qui dépasseront la pensée humaine subjective inconsciente. Ceci demandera que l’être conscient découvre petit à petit que la notion involutive du moi est fondamentale ; l’homme ne peut s’identifier à une plus haute réalité que sa subjectivité matérialiste et aveugle.

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L’homme vit sa conscience à la surface de son intelligence, sans en comprendre les mécanismes profonds. Pour cette raison, l’homme inconscient ne perçoit pas l’irréalité de sa conscience, le fictif de son moi ; celui-ci n’est pas fondé sur une réalité objective et cosmique, mais sur la manipulation de son intelligence à partir de sphères dont la nature ou l’existence lui échappent, tant pour des raisons de crainte que pour des raisons d’ignorance. Les hommes ont toujours préféré nier le réel que de le regarder en face. Ceci fait aussi partie de la manipulation de leur mental.

L’évolution est déjà commencée sur le globe, et de nouvelles conceptions de la réalité ébranleront la mémoire humaine involutive. Ce ne sera plus la conquête des nations l’enjeu, mais la conquête des plans invisibles qui, depuis toujours, ont constitué la plus grande menace contre la liberté de l’homme et celle de son esprit. L’homme trouvera difficile de s’entretenir avec des intelligences sur d’autres plans, même lorsqu’il aura la clef donnant accès à la définition de leurs influences sur sa conscience égoïque. Ceci lui créera un choc psychologique, il réalisera l’ampleur de la manipulation de son mental inférieur. Ce choc sera fondamental, car il permettra que s’ouvre en lui un nouveau centre d’intelligence inimaginable par l’homme involutif ; ce dernier a toujours cru en l’intégralité de sa personnalité, alors qu’il ne possédait aucune identité réelle face à lui-même.

Le moi de l’homme est le produit de sa mémoire, dont la somme totale ne définit pas sa réalité. L’involution a perpétué le mythe de la réalité psychologique du moi en décevant l’homme par le biais de la très vaste mémoire psychosociale qui saborda son propre affranchissement. La conscience collective ne permettra jamais à l’homme de s’affranchir de sa mémoire, car cette dernière la nourrit et la maintient. Elle a besoin de la mémoire, puisqu’elle se nourrit d’elle, ainsi que le font les entités sur les plans parallèles, qui utilisent la mémoire contre l’homme afin de le maintenir prisonnier de son ignorance.

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Le plus grand choc que la psychologie humaine recevra de la conscience supramentale sera celui où, pour la première fois, l’homme comprendra son lien avec l’astral ; il verra qu’il est un être irréel vivant des états d’esprits constamment en confrontation inconsciente avec une plus grande et plus profonde réalité. Cette dernière est difficilement perceptible, à cause des empêchements psychologiques créés par ses pensées subjectives implantées dans le cerveau humain. Elles l’ont été par des intelligences que la mort a libérées de la matière, et qui continuent à exercer, sur terre, une très grande influence. Celle-ci sera reconnue comme étant l’involution, période où l’homme inconscient devait subir le joug d’une conscience expérimentale. L’involution prendra fin le jour où, conscient des lois de l’esprit, l’homme pourra enfin se libérer de ces forces obscures inconscientes qui ont terni sa conscience et empêché qu’il ne reconnaisse son identité réelle, fondée sur une fusion avec sa lumière.

Sur le plan individuel, les conséquences de cette réalisation transformeront la conscience humaine et l’élèveront en intelligence à un niveau qu’il aurait cru, par le passé, pure fiction. Ceci marquera la fin de l’involution pour l’être éveillé, et l’évolution vers une conscience supramentale et universelle, sans contrainte et sans obstacle. Le prix à payer sera cher car l’homme conscient ne pourra, à la fois, être irréel et réel. Quelque part, au cours de son évolution, il sera forcé de voir la vie telle qu’elle est, en fonction d’une plus grande fusion avec le double. Celui-ci est sa permanence contre l’abrutissement et la souffrance causés par son lien involutif avec l’astral, le monde de la mort et ses entités.

Toute conscience intelligente retourne à un plan d’évolution dans l’invisible, après la déchéance du corps matériel. Ceci est une loi universelle et cosmique. Le phénomène de la conscience n’est pas physique, mais psychique, et d’un niveau supérieur à la matière. Une des qualités universelles de la conscience intelligente est la capacité de communiquer. Tout ce qui communique dans l’univers est conscience et appartient psychiquement à un plan subtil au- delà de la matière. La mort de l’homme entraîne sa conscience sur un plan d’évolution systémique astral qui demeure toujours en communication latente avec le plan matériel, que l’homme en soit conscient ou non, car il fait partie de la mémoire collective de l’humanité. Ce lien astral, en retour, permet à l’homme de vivre sur terre un niveau de conscience expérimentale jusqu’au jour où il connaîtra une conscience supérieure, libre des influences de cette conscience astralisée qui le condamne à l’oubli total de ses origines dans les mondes de la lumière.

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L’homme s’incarne sur le plan matériel pour l’évolution de l’âme, cette mémoire qui représente la totalité de sa personnalité. Ce n’est qu’au cours de l’évolution qu’il se libérera d’elle pour prendre conscience du lien universel entre lui et les mondes supérieurs, dont il est la création originale. Mais il ne comprendra pas le phénomène de la personnalité tant qu’il n’aura pas perçu le lien entre lui et les plans subversifs de l’astral involutif. Dès que l’homme descend dans la matière, la perte de sa mémoire cosmique devient un énorme désavantage, car il perd conscience dans un même temps, des lois de la vie mentale supérieure. Si l’homme s’incarnait sur le plan matériel avec la pleine mémoire de son passé, de ses nombreux passages de la mort à la vie, il aurait une grande compréhension des lois de la vie et son évolution serait très rapide, son intelligence serait vivante. Mais ce n’est pas le cas, car il perd conscience de ses origines lorsqu’il vient au monde. Il ne réussit jamais à comprendre le phénomène de la vie parfaitement. Il vit toute une vie dans l’illusion de son intellect, et de cette illusion se crée une vie difficile et sans compréhension profonde.

L’évolution changera cette condition, L’ignorance, qui fut par le passé le talon d’Achille de l’homme, sera éliminée de sa conscience par une science de la vie, dont la profondeur et l’étendue élèveront son intelligence. Il pourra enfin reconnaître les lois de la vie mentale intérieure, qui conditionnent son existence et en font une expérience sans liberté réelle. Personne d’autre ne peut changer l’homme, que l’homme lui-même. Un être peut donner à l’homme une connaissance profonde et réelle, mais lui seul possède la volonté personnelle et créative pour ce donner ce qui lui revient de droit : une pleine liberté de conscience sur un globe en évolution.

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L’homme nouveau réalisera que la nature de l’intelligence est un mystère bien gardé de l’involution. On reconnaît le phénomène de l’intelligence, mais on ne le comprend pas. Ceci place l’homme dans une condition de vie et de conscience expérimentale où il ne peut prendre mesure de son intelligence auprès de la réalité physique de son être intégral. Il ne fait que vivre de façon animalisée, sans fondation profonde et réelle. Son intelligence inférieure ne le sert pas réellement, elle ne sert que les forces occultes de sa conscience expérimentale. Voilà pourquoi l’homme inconscient ne sent jamais la liberté réelle dans sa vie, car elle n’est pas fondée sur la base du lien universel avec sa propre réalité. Sa vie mentale n’est que mémoire et opinions. Cette forme d’intelligence sert les forces involutives de sa conscience, et l’homme demeure prisonnier de lui-même.

L’homme involutif ne peut encore reconnaître les lois de l’intelligence, et ceci fait partie de son involution. Qu’il ne reconnaisse pas que son mental n’est pas libre, qu’il soit impressionné inconsciemment par d’autres intelligences sur d’autres plans de vie, est contigu à son ignorance des lois de la vie et de l’organisation invisible de l’univers. L’homme nouveau, par contre, ne pourra passer outre cette reconnaissance, car sa conscience sera suffisamment grande et sensible à la présence de l’invisible en lui. Il détectera facilement l’astral dans son mental et vivra du mental supérieur de ses pensées. Il lui sera alors facile de comprendre le lien entre les actes depuis la naissance. Il comprendra facilement les événements marquants de sa vie, ce qui rendra son passé intelligible et l’en affranchira ; il ne souffrira plus de son passé, et commencera à se libérer psychologiquement de sa mémoire. Alors il entrera dans la grande mémoire de sa conscience créative, qui mettra fin à son esclavage expérientiel.

L’homme nouveau découvrira la beauté de l’intelligence, au lieu d’être prisonnier de sa valeur psychologique et performante. L’intelligence est une énergie créative embryonnaire chez l’homme. La psychologie existentielle de l’ego freine cette énergie. L’ignorance du conditionnement astral le plonge constamment dans la course à la vie, qui lui enlève le souffle de vie. L’évolution de la conscience supérieure permettra à l’homme de réaliser que la vie ne repose pas simplement sur le succès psychologique de l’ego, mais sur la liberté de son mental. Lorsque le succès ne découle pas de cet état supérieur de conscience, il est totalement fictif, et nuit à l’évolution mentale. Le succès est l’apport psychologique de la vie à la conscience de l’homme ; comme celle-ci n’est pas éveillée, il devient esclave de son succès.

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Les entités de l’astral contrôlent la vie mentale inférieure de l’homme à un point tel que la connaissance profonde et réelle de ceci créera chez l’être nouveau une inversion profonde et totale de sa conscience. La croissance mentale commencera à partir de cette inversion. Il n’y aura plus de retour après cette prise de conscience, car le moi recevra de plus en plus de lumière, et l’homme s’éloignera graduellement de son ancienne vie morte et sans lumière. Il réalisera que la vie est occulte, voilée dans ses mécanismes, et que la compréhension de ses mécanismes est la seule issue possible pour l’être en évolution, de quelque race, de quelque religion, de quelque souche qu’il soit. Les lois de la vie sont universelles et l’intelligence humaine s’universalisera.

L’homme involutif connaît la vie matérielle et spirituelle. Dans les deux cas, il est demeuré ignorant de la réalité. Comme la vie est intrinsèquement liée à l’évolution du mental humain, elle doit être parfaitement comprise dans tous ses aspects occultes pour que l’homme puisse en bénéficier sur tous les plans de son mouvement vital et créatif. La conscience matérialiste de la vie et sa conscience spirituelle ne représentent que des polarités de la vie mentale. Mais toute polarisation de la réalité demeure existentielle. Voilà le piège de l’involution. La vie est unitaire, indivisible sur tous les plans de sa manifestation, et l’ego ne doit pas la diviser en lui-même.

La compréhension de l’influence astrale sur le mental humain marquera la prochaine grande découverte de la psychologie. Elle représentera une totale révolution dans le mode de penser face aux réalités psychologiques et psychiques, et l’ego sera restitué. La complaisance de l’homme face à son intellect sera remise en question, et l’être nouveau s’éloignera graduellement des formes-pensées qui le nourrirent durant l’involution et le rapprochèrent de plus en plus de l’aliénation finale.

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L’homme reconnaîtra que le mental humain est une dimension de la conscience influencée par les entités des mondes parallèles. Cette révélation fera partie de l’évolution de l’homme vers une conscience mentale libre de toute influence à partir des plans de vie invisibles et psychiques. L’évolution du mental humain ne sera plus régie par les lois psychologiques de l’ego inconscient. L’homme nouveau fera face à la réalité et ne se cachera plus derrière ses voiles, car sa science du mental sera intégrale et sera libre des opinions de la personnalité inconsciente involutive. L’homme de la terre, au cours de l’évolution de la sixième et septième races-racines, races mentales et de plus en plus en fusion d’énergie avec la source créative de l’intelligence universelle, parviendra à une totale et parfaite liberté dans l’esprit. L’évolution séparera les hommes nouveaux des hommes anciens de façon de plus en plus rigoureuse, car le passé involutif ne servira plus à l’expérience de ces êtres qui auront commencé à percer le mystère de l’homme et de sa conscience en évolution intelligente.

Non seulement la compréhension du phénomène des entités influençant le mental humain est-elle fondamentale à l’évolution de la conscience humaine, mais elle l’est aussi à la science psychologique mécaniste moderne, qui demeure toujours impuissante devant la dégradation de plus en plus évidente de la conscience involutive planétaire. La psychologie sera éventuellement forcée de s’ouvrir à de nouvelles méthodes, encore occultées aujourd’hui, pour bien comprendre le phénomène du mental humain. De plus, l’enfant bâtard de la psychologie, la parapsychologie, remplira éventuellement le vide qui la sépare de la psychologie classique, mais elle sera aussi remplacée par une nouvelle science du mental et de l’énergie. Pour que la science devienne universelle, il lui faudra cesser d’être idéologique, et développer la capacité d’affronter de nouvelles frontières. Il est évident que de nouveaux psychologues frustrés par leurs catégories théoriques chercheront ailleurs une voie capable d’expliquer ce que la psychologie et la parapsychologie se refusent de voir pour des raisons de statut scientifique. La science, ce n’est pas la gloire, mais le mouvement inexorable de l’esprit à travers les obstacles à sa vision claire et nette des choses, que ce soit du domaine de la matière ou de l’esprit. La matière se mesure selon les lois de la matière, et l’esprit selon les lois de l’esprit. Alors, mettrons-nous à jour une science universelle où les hommes de science se respecteront entre eux, au lieu de vivre des guerres intestines qui ne reflètent que leur manque de maturité et d’évolution mentale?

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Seul l’orgueil de la pensée subjective empêche la science d’aller au-delà de ses limites et de percer dans des zones où l’esprit fut, de tout temps, exclu. Cet orgueil convient à des attitudes mentales ignorantes de la grandeur et de l’étendue de la subversion psychologique que l’homme subit de la part de l’organisation psychique et immatérielle de l’univers qui dépasse en étendue et en histoire la plus grande imagination de l’homme. L’être humain est terrestre, mais son esprit ne l’est pas ; son esprit participe à une réalité dont il n’est que l’expression inconsciente et aveugle. Cet aveuglement durera tant et aussi longtemps que l’homme refusera d’affronter la réalité objective du monde immatériel. L’univers non matériel est si vaste en organisation intelligente et subversive que l’homme inconscient serait frapper de folie s’il venait à en réaliser la dimension réelle, sans préparation au préalable, car son esprit esclave ne saurait que faire d’une réalité qui transcende la fiction.

Au cours de l’évolution l’homme découvrira le fil d’Ariane le conduisant au minotaure. Il verra que le minotaure n’est pas une simple légende, mais bien une réalité qui, jusqu’à aujourd’hui, a défié les plus grandes religions et les plus subtiles philosophies, sans parler de la science qui en est complètement ignorante, sinon incapable de l’incorporer dans sa systématique, car la réalité du minotaure ne fait pas partie des conventions humaines, mais de la réalité de l’esprit. Celui-ci a été réduit à l’impuissance par des forces psychiques et cosmiques en lui, qui font partie de la domination historique de l’homme par un monde dont l’intelligence organisationnelle et subversive représente la totale condition humaine décrite depuis des millénaires, en toutes sortes de termes, mais jamais réalisée parfaitement, et jamais parfaitement comprise par l’homme lui-même. La nouvelle évolution donnera à l’homme un aperçu de la grandeur de son psychisme. Il verra clairement la confrontation entre les forces qui le maîtrisent et celles qui ont besoin d’êtres libérées, afin qu’il devienne un agent créatif libre et sans lien avec la mort et ses plans dominateurs. Le mensonge fait partie de la vie de l’homme et de son lien avec la mort. Le mensonge, dans tous ses aspects occultifiés et voilés par des plans d’intelligence, représente la condamnation de l’homme à demeurer un être où l’expérience équivaut à l’ensevelissement de son pouvoir créatif. Ce processus profite à une hiérarchie qui utilisera tout ce qui est de plus sacré pour le maintenir dans la crainte de l’absolu, afin qu’il puisse être absolument dominé.

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Ce n’est pas l’homme qui crée le concept d’un dieu absolu, mais l’astral en lui qui a voulu, à travers les âges, lui faire reconnaître son autorité sur lui. Naïf dans sa spiritualité, il s’est vu étendre l’absolu à l’extérieur de lui-même. L’homme ne réalisera pas les conséquences de cette forme-pensée tant qu’il n’aura pas mis le feu dans la mémoire de tout ce qu’il a voulu croire, afin d’être protégé moralement contre lui-même. La compréhension de la relation entre le mental inférieur humain et les intelligences des mondes parallèles représentera la plus grande révélation du mystère humain, depuis le début de l’involution. Avec cette conscience nouvelle, l’homme découvrira les lois et les principes de l’intelligence, et se libérera de façon absolue de toute forme de domination idéologique sur son mental. Cette victoire de l’évolution sur l’involution lui permettra de transgresser les lois de la mort et d’entrer en communion mentale avec les plans les plus évolués de l’univers immatériel, qui lui donneront accès à sa propre lumière, son pouvoir naturel.

L’homme nouveau réalisera jusqu’à quel point il fut agressé durant l’involution, au cours de son expérience planétaire, et combien cette expérience fut vécue selon la programmation établie avant sa descente dans la matière. L’agression contre la vie humaine inconsciente fut et est encore d’un tel ordre qu’il n’est pas possible, pour l’être involutif, d’en mesurer la profondeur.