Le mensonge cosmique et l’éveil de la conscience: P 291

Le mensonge cosmique et l’éveil de la conscience

 

La descente sur terre de la conscience supramentale établira un savoir si absolu que la conscience de l’homme, au cours de l’évolution, en sera frappée malgré lui. L’être humain, lourd de toutes ses questions sans réponses, découvrira l’existence d’une science supérieure, dont l’origine se perdra dans le temps. L’homme ne pourra plus en attribuer la descente à la vie d’un seul individu. Lorsque cette science apparaîtra sur le globe, les hommes évolués en pressentiront l’importance, et y découvriront les clefs d’évolution adaptées à leurs propres besoins.

Ceci marquera le début d’une littérature foncièrement cosmique, tellement haute en vibration que même l’astral en reconnaîtra les principes universels, malgré l’opposition incessante que ce plan livrera à l’homme à cause des chocs que créera cette nouvelle science dans l’invisible. Cette science définira de façon absolue et irréductible la mort et ses influences sur la conscience expérimentale de l’involution, à travers le subterfuge du mensonge cosmique. L’homme nouveau découvrira les lois de l’invisible, et sa conscience de ces lois ira au-delà de la simple compréhension ésotérique qu’il connut lors de l’involution, selon la perception plus ou moins astralisée des médiums et des récepteurs. La nouvelle conscience interviendra directement dans la formulation de la science de l’invisible; la connaissance ésotérique, fournie par les plans pour englober l’homme d’une façon encore plus subtile, sera filtrée par cette conscience, à partir du mental supérieur de l’homme en fusion avec sa propre énergie créative. Aucune forme de connaissance se rapportant à l’invisible ne pourra plus spiritualiser l’homme, car sa conscience sera libre des voiles de l’astral et du mensonge cosmique.

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Sans l’existence du mensonge cosmique, l’homme posséderait la totalité des pouvoirs de sa lumière. Le mensonge cosmique perturbe l’énergie de l’homme, et ce dernier ne peut avancer dans sa propre lumière qu’à travers un mental évolué qui peut supporter le choc de son énergie vitale. L’homme découvrira par ses souffrances que la condition humaine lui fut imposée intégralement, et que son intelligence réelle en est la seule porte de sortie possible. Il saura que la vie involutive fut une programmation de très haut niveau, défiant toutes les sciences de l’ancien régime planétaire.

Le mensonge cosmique divise l’homme en deux aspects : le premier, planétaire et expérimental, le second cosmique et indivisible. Au cours de la prochaine évolution, l’homme connaîtra l’unité de sa conscience lorsqu’il se libérera du mensonge cosmique en lui, relié au pouvoir de sa mémoire sur son intelligence créative. La réalisation de cette unité renforcera sans fin sa conscience, et prédisposera graduellement l’homme à s’engager dans un processus créatif de vie, sans finalité de conscience. Il ne perdra jamais plus sa conscience réelle ; elle fera partie de sa réalité. Ayant compris les mécanismes occultes du mensonge cosmique, son intelligence se raffinera à un point tel que rien ne pourra plus lui être caché. Il fera partie de la lumière, il en sera l’ambassadeur sur quelque planète que ce soit, au cours de son évolution future, et la vie consciente n’aura plus de fin pour lui.

La création n’est pas un jeu de l’esprit, mais la création de l’esprit. Cette création répond à des niveaux d’ordre et de beauté que la conscience nouvelle percevra lorsque l’homme aura parfaitement intégré son énergie créative afin d’en supporter la vision, sans que son corps matériel en soit détruit, ni son esprit affecté. La découverte des mondes parallèles fait partie de l’enrichissement de l’homme nouveau. La mort a profané l’esprit de l’homme, elle l’a emprisonné dans une mémoire qui sera neutralisée par l’évolution d’une conscience jamais plus asservie aux forces de l’astral. L’homme comprendra que la fusion avec sa lumière, son double, représente la seule sécurité cosmique de l’être en évolution contre le mensonge cosmique, sur une planète expérimentale.

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La fusion de l’homme nouveau coïncidera avec la descente sur terre d’une nouvelle force de vie, que les anciens n’avaient reconnue psychiquement qu’à travers leur grande sensibilité astralisée par les plans supérieurs de la mort. L’homme comprendra parfaitement cette énergie, elle s’intégrera à lui, et ne sera plus simplement perçue à travers le psychisme évolué, mais englobé, des prophètes et des voyants de l’involution. L’homme nouveau fera partie d’une nouvelle race sur terre, une race complète en elle-même, qui se suffira selon le pouvoir de sa propre lumière.

Le mensonge cosmique sera dévoilé par la fusion, qui déliera graduellement la mémoire subjective de l’homme. Ce dernier saura reconnaître le réel au-delà du vrai et du faux. Il verra que le mensonge cosmique utilise la vérité et le mensonge pour voiler le réel de la vision humaine tant que l’homme n’a pas suffisamment perfectionné son mental supérieur, point de jonction entre sa lumière et lui-même. Le monde de l’imagination spirituelle sera utilisé par le mensonge cosmique afin de tester l’intelligence de l’homme nouveau : test absolu pour vérifier sa capacité de transcender le pouvoir de la mémoire sur l’émotion. Ainsi l’homme aura la mesure du conditionnement de sa conscience antérieure, alors que ses modes de pensées faisaient obstacle à une conscience intelligente des mystères qui englobaient sa conscience planétaire.

La conscience supramentale verra à travers tout ce qui fut machiné contre l’homme, tant sur le plan temporel que spirituel, car rien ne pourra être caché à l’homme. Il verra réellement, sans subjectivité aucune. Ainsi, la nouvelle intelligence humaine sera puissante face à la vie inconsciente et ses mécanismes involutifs. Tant que l’homme n’aura pas pris le contrôle de son mental, qu’il n’aura pas réussi à ne plus se laisser berner par ses pensées subjectives, il n’aura pas saisi la subtilité du mensonge cosmique à travers sa conscience planétaire. Ceci fera partie de son expérience nouvelle à travers le pouvoir grandissant de sa conscience supramentale.

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Le mensonge cosmique ne pourra rien contre lui, malgré les aspects séduisants de ses hautes formes spirituelles, tentations ultimes de l’homme de la fin du cycle. Il sera seul dans sa conscience, et seul avec sa conscience. Il ne regardera plus autour de lui, dans le monde, pour l’enseignement d’un maître, ou l’adhésion à une communauté d’idée. Il sera seul, universel, comme d’autres qui, comme lui, auront compris ce que l’évolution d’une conscience nouvelle peut déclencher dans la vie de l’être supramental conscient. Ayant vaincu le mensonge cosmique, il saura qu’il n’a plus à étudier la science intérieure; elle fera partie intégrante de sa conscience élevée au-dessus du doute psychologique, cet ancien mais tenace pouvoir de l’involution sur la conscience humaine. Il regardera l’est et l’ouest, le nord et le sud de la connaissance, et verra qu’il en est le centre cosmique parfait. Nul ne pourra rien pour lui; il aura tout compris du mensonge et de ses illusions grandioses, des plus banales au plus obscures du sacré. Les maîtres de la terre auront achevé leur travail spirituel. L’homme ira seul vers son destin, et vivra en étroite fusion avec son énergie créative.

Les peuples de la terre continueront leur évolution, et lui travaillera avec les forces de la lumière, qui préparent l’activité du prochain cycle. L’homme sera tellement libre du mensonge cosmique que la moindre connaissance venue de l’involution le fera vibrer, et il en brisera la forme. La puissance créative de son mental supérieur, qui lui permettra de briser la forme de la connaissance astralisée, sera proportionnelle à son degré de fusion avec l’énergie de son propre esprit. Seule la fusion de l’être peut rendre compte à l’humanité de l’existence du mensonge cosmique, car la médiumnité la plus éprouvée représente les faits de l’invisible selon la coloration nécessaire au maintien du pouvoir des sphères sur la conscience humaine. Dans sa naïveté, l’homme spirituel croit que l’information diffusée à travers les différentes formes de médiumnité est une façon de comprendre ou savoir ce qui se trame au-delà des murs de sa réalité. Ceci est une illusion majeure; les médiums sont des êtres sensibles et évolués qui, par sympathie vibratoire, reçoivent de l’information à partir des sphères, mais dont ils sont impuissants à en vérifier la réalité et le motif.

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Cette situation est délicate pour l’homme sensible et spirituel; tant qu’il ne peut par lui- même vérifier la source et le motif de l’information, il s’assujettit aux lois du mensonge cosmique, imposé à l’humanité involutive depuis la rupture des circuits universels au début de ce qui fut appelé « la chute » de l’homme.

Le mensonge cosmique fait partie de la réalité systémique de la conscience humaine involutive. La seule condition permettant à l’homme de se libérer viendra avec l’évolution de la conscience humaine, et le développement sur terre d’une conscience parfaitement ajustée à l’énergie créative de l’ego, conscientisé par la fusion de ses corps subtils. L’humanité est à l’aube du développement de l’intelligence créative, et toute forme de connaissance soi-disant occulte doit être vérifiée par lui à travers le canal parfait de sa fusion. Sinon, il risque d’être emprisonné dans une forme occulte de la connaissance astrale, orchestrée pour lui faire croire ce qu’il apprend de l’extérieur à lui-même.

Le mensonge cosmique a été imposé à l’humanité pour que l’homme, graduellement au cours des âges, évolue vers un état mental supérieur et libre, afin de pouvoir un jour prendre lui-même le contrôle de sa propre évolution, sans aucune domination hiérarchique invisible au- dessus de lui. Jamais l’astral ne communiquera cette information à l’homme; celle-ci doit venir de lui, à travers la souffrance aiguë de sa conscience nouvelle. L’astral ne peut révéler à l’homme ce qui diminue son pouvoir sur lui. Pour cette raison, l’homme libérera l’astral, au cours de l’évolution, en se libérant lui-même du mensonge cosmique. Tant que l’être humain ne pourra se suffire à lui-même dans le savoir ; réalité universelle de sa conscience éveillée, il sera astralisable par des connaissances de l’invisible qui le fascineront. La mort se servira du voile de la fascination pour englober l’homme dans des dimensions occultes de la connaissance ésotérique, si lui-même n’a pas accès à sa propre lumière. Tant que l’être humain sera fascinable, il sera influençable, puisque la fascination fait partie des lois d’impressions astrales à travers son corps émotif et mental inférieur.

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L’homme est un être cosmique dans un corps matériel. Il n’a pas à être fasciné, mais il doit en arriver, un jour, à posséder la force nécessaire pour supporter ce qu’il sait sur le plan de son esprit, sans que l’ego insécure ne rejette son propre savoir universel à cause des influences subtiles de l’astral à travers sa conscience affaiblie. Le mensonge cosmique est une des grandes réalités occultes du vingtième siècle. Cette réalisation fera trembler l’astral dans l’homme, car elle est née de la fusion de l’homme avec sa propre lumière, et non d’une forme quelconque de médiumnité qui lui ferait croire ce qu’elle veut bien, pour défier sa raison troublée par le caractère grandiose de ce qu’il découvre sans le comprendre. Le mensonge cosmique protège l’homme et, dans un même temps, l’emprisonne, pour ne pas dire l’empoisonne. L’être spirituel est tellement naïf que l’astral se joue de lui de façon parfaite. Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui l’homme en soit encore à la recherche de son identité, même s’il a vaincu les barrières matérielles à l’aide d’une science qui n’est que l’expression de son intelligence rationnelle.

La mémoire humaine subjective est une très grande force retardant l’évolution de l’homme, car elle ne permet pas facilement d’absorber d’autres connaissances qui dépassent les limites de sa conscience mentale inférieure. Cependant, l’homme nouveau se verra obligé de corriger cette situation interne, afin d’en arriver un jour à savoir d’une façon absolue et à travers lui-même seulement. Le mensonge cosmique englobe la conscience de l’homme, et le protège contre une réalité qu’il ne peut supporté tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas dépassé le seuil de sa conscience psychologique. L’être humain est conditionné émotivement par sa mémoire personnelle et celle de sa race. Ce conditionnement est une puissante force chez lui, qui doit être respectée afin de prévenir une astralisation insupportable de sa conscience, danger considérable pour l’être non initié aux lois et principes occultes des forces de vie en évolution dans l’univers. Cependant, même si le voile du mensonge cosmique peut être une protection pour l’homme contre lui-même, il doit être levé sur son existence pour que l’homme se libère finalement de l’ignorance, à tous les niveaux de son expérience psychologique.

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L’évolution de la pensée humaine dépend de sa capacité de se libérer du connu. Mais se libérer du connu n’est pas chose facile, car la conscience de l’être est fondée sur une mémoire colorée par l’expérience passée de l’homme, et cette mémoire ne correspond pas à sa réalité cosmique et universelle. Elle n’est que l’expression de son ignorance historique. L’homme nouveau se libérera du connu en prenant conscience des lois internes de la pensée; ayant compris qu’elle fait partie d’un vaste système de communication intérieure à l’échelle universelle, elle se dépersonnalisera graduellement, et viendra le jour où il accédera à la pensée conscientisée et universalisée. À partir de ce moment, dans le cours de son évolution personnelle, l’homme apprendra à déchirer les voiles du mensonge cosmique, et à ne plus subir la vie planétaire tel qu’il le fit depuis le début de l’involution, lorsque la communication entre l’homme et les sphères fut rompue.

Tant que l’homme n’aura pas dépassé les illusions psychologiques de l’ego, il sera forcé de vivre sous le parapluie du mensonge cosmique, son mental inférieur n’étant pas éveillé à la communication supramentale ; Cette forme de dialogue intérieur permettra à l’homme intégral de mettre en perspective la réalité universelle, afin de ne pas sombrer dans les illusions et les voiles d’une conscience figée dans l’ignorance existentielle.

Le mensonge cosmique est une déformation nécessaire du réel, afin de protéger l’homme contre lui-même. Mais en même temps il devient une source de manipulation psychologique de l’ego, à un tel point que l’être poursuit une existence fondée sur l’aveuglement de son intelligence. Cette condition millénaire, qui lui ferma la porte à la conscience au cours de l’involution, devra être renversée pour qu’il en arrive à prendre le contrôle total sur sa vie matérielle et psychique. Rien ne peut forcer l’homme à réaliser la multidimensionnalité de sa conscience. Ceci dépend de son niveau d’évolution. Mais il peut être amené progressivement à réaliser que sa vie mentale n’est pas parfaitement sous son contrôle, et que ses pensées, sources de sa vie mentale, ne sont pas à la hauteur de son intelligence réelle.

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L’évolution de la conscience supramentale sur terre élèvera le niveau de science intérieure, chez l’être évolué, bien au-delà du plan astro-spirituel de sa conscience involutive. L’astral a délibérément maintenu en place le mensonge cosmique sur la conscience pour la garder dans l’ignorance et mieux la dominer. L’homme conscient de demain se libérera du pouvoir astral sur son intelligence, et parviendra finalement à reconnaître que rien n’existe au- dessus de son intelligence créative, puisqu’elle fait partie intégrante de l’organisation totale et parfaite de sa conscience multidimensionnelle. La conscience supramentale interviendra directement dans le processus de destruction des voiles du mensonge cosmique, et mettra l’ordre nécessaire à une évolution supérieure de la conscience humaine avancée sur terre.

Le mensonge cosmique intervient dans la vie mentale inférieure de l’homme, et le lie à l’expérience planétaire dont se servent les entités astrales pour le perfectionnement de leur propre plan de vie au-delà de la matière. Ceci fait partie de l’involution, et l’homme nouveau mettra un terme à cette intervention subversive dans sa vie. Il se libérera des voiles qui le conditionnèrent depuis le berceau de sa civilisation. Libéré du connu, il élèvera le niveau de conscience de sa race, et parviendra à prendre le contrôle de sa vie, tel qu’il se doit le faire, selon la nature cosmique de sa réalité. Il cessera d’être influençable de l’extérieur et de l’intérieur. Il vivra selon son intelligence réelle, non manipulable, non conditionnable par une autorité autre que la sienne. Il saura parfaitement et absolument qu’il est roi sur terre. Sa vie ne ressemblera plus à la vie involutive: il cessera de vivre d’expériences, et vivra enfin créativement. Plus son mental s’éveillera à la réalité suprasensible des plans occultes de sa vie, plus la division du plan éthérico-matériel diminuera, jusqu’à ce qu’il parvienne à bénéficier d’une double vision de la vie.

L’influence de l’astral sur l’être involutif va à l’encontre de sa nature, mais l’être lui- même ne pourra contester cette condition tant qu’il n’aura pas réalisé la nature profonde des liens qui existent entre son moi personnel et son moi universel, ce double-lumière qui évolue dans les sphères très hautes de vie, au-delà de celles de la mort.

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Le pouvoir de l’astral sur lui est d’une telle ampleur que la simple réalisation de cette condition de sa conscience le révoltera et le projettera sur une courbe évolutive sans fin et sans recul. Comme le mensonge cosmique fait partie intégrante de l’irréalité de la conscience humaine, l’être ne peut jamais prendre conscience de lui-même au-delà du plan matério- sensoriel. Mais la vie s’étend au-delà des sens, et l’homme évolutif le réalisera. La vie de l’homme intégral passera de la matière à l’éther, il ne connaîtra plus la mort dans le sens involutif, telle qu’il l’a vécue par le passé, époque au cours de laquelle il ne fut qu’animal intelligent, n’ayant pas recours à la dynamique universelle de sa conscience lumière. Les lois de la vie mentale exerceront sur sa conscience une force de régénération d’une telle amplitude qu’il en sera transformé, car sa nature involutive, responsable de l’aliénation totale de son moi, sera renversée pour que s’infuse en lui l’intelligence universelle, axée sur les forces de vie au lieu des forces de la mort.

Parce que l’homme n’a jamais pu comprendre la mort dans sa réalité objective, il lui fut impossible de reconnaître le pouvoir astral qu’elle exerçait à travers sa conscience endormie. L’orgueil de son mental fut utilisé par la mort pour l’empêcher de pénétrer les domaines absolus du réel, de sorte qu’il fut réduit à demeurer prisonnier de lui-même. L’orgueil n’est pas une invention de l’homme, mais une imposition subtile de l’astral sur son mental. Tant qu’il n’aura pas compris le mystère profond de l’astral, il ne pourra comprendre le mensonge cosmique, et sa vie demeurera une suite d’expériences dont il ne pourra que parachever la finalité éventuelle. L’homme doit cesser de n’être qu’un animal intelligent, réduit à une expérience planétaire dont la fonction ultime est de lui permettre, en tant qu’âme ou mémoire, de remplir un rôle inférieur à celui que lui offre la lumière de sa conscience supérieure.

Le mensonge cosmique est la fondation de l’ignorance humaine, à tous les niveaux de son développement. L’homme involutif en est tellement inconscient que la rupture du lien universel demeure aujourd’hui une des plus grandes et des plus graves conséquences de l’involution de la conscience de l’humanité.

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Non seulement le mensonge cosmique pénètre-t-il la conscience spirituelle de l’homme, mais il y trouve son dernier refuge, jusqu’à ce que l’être lui-même ait accédé à un niveau de conscience lui permettant de tourner le dos à ce qu’il considéra par le passé ses plus nobles vérités. La volte-face que devra effectuer l’homme nouveau sera équivalente à une révolution intérieure jamais connue au cours des millénaires de l’involution. Voilà pourquoi l’homme devra se créer des alliances ne faisant pas partie de la vie de la terre, mais de la vie d’un sous- plan de la terre à laquelle sont rattachées d’autres forces de vie, dont le but évolutif transcende la plus grande des intuitions occultes de l’humanité. Le nouveau cycle de l’évolution mettra un terme à l’hégémonie de la conscience humaine collective sur la conscience individualisée. Ce processus renversera la polarité de la conscience planétaire, et donnera naissance à un ordre dont la nature équivaudra à l’extension de l’invisible dans la matière.

L’humanité n’a jamais compris parfaitement l’invisible, car les centres psychiques de l’homme furent, de tout temps, bloqués par des forces qui retardent son évolution vers l’intégralité de sa conscience. Les lois de l’intelligence et de la pensée furent réduites à une réception passive de la part du mental humain, de sorte que l’homme ne put jamais contester mentalement la nature de sa pensée. Cette condition involutive a entraîné le développement de l’intelligence inférieure de l’homme, développement auquel fut rattachée son expérience existentielle depuis le début de l’involution. Le mensonge cosmique scella cette condition jusqu’à la fin du vingtième siècle, période où le centre mental supérieur de l’homme commence à s’ouvrir pour lui permettre de mettre de l’ordre dans son mental, seule condition à la reprise de sa liberté réelle en tant qu’être en évolution de conscience universelle. La vie mentale n’est pas simplement une expérience subjective et colorée, mais aussi une vie dont l’ordre universel devra, au cours de l’évolution, être respecté. Ainsi l’homme passera du stade de l’animal intelligent à celui de l’être intégral, cet être dont la conscience reflète les plus hauts niveaux d’intelligence de l’ordre universel. Celui-ci le libérera des velléités psychologiques de son mental inférieur, et le prédisposera à vivre selon des principes de vie en parfait accord avec la dimension psychologique et psychique de son moi universalisé, élevé à une réalisation parfaite de sa nature indivisible.

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Tant que l’homme n’aura pas repris le contrôle de son mental, il ne pourra réellement vivre sur le plan matériel. Il jouira seulement d’une forme de vie inconsciente et existentielle, passive, utile aux forces internes qui se manifestent à travers ses centres pour faire de lui un être de second ordre sur l’échelle des consciences en évolution. Tant qu’il n’aura pas compris les mécanismes responsables des interférences dans sa vie, il ne pourra vivre en fonction de sa liberté réelle. Son existence sera conditionnée par un plan de vie qui fera plus ou moins son affaire, et qui le forcera à vivre en fonction de l’actualisation en lui de forces dont il ne pourra contrôler ni la manifestation, ni l’effet sur sa vie mentale et matérielle. Le mensonge cosmique prend toutes les formes nécessaires à la domination de la vie ; ainsi, la souffrance sert sur les plans subtils au développement de modèles de vie future. L’homme intégral n’aura plus à subir une telle forme d’expérience, dans la mesure où il sera conscient des lois d’énergie qui activent ses centres et les manipulent.

Le mensonge cosmique ternit la vie humaine et enveloppe l’être dans une forme de conscience qu’il croit réelle, alors qu’elle ne représente que la contrepartie planétaire de son expérience totale. L’homme est un être cosmique, universel, dont la source, le double, fait partie intégrante de l’organisation psychique de son moi en évolution. Il devra reconnaître en lui ce principe créatif, au-delà de sa conscience spiritualisée ou intellectualisée. Ce n’est que dans cette perspective nouvelle qu’il engendrera en lui les forces nécessaires à la destruction du contrôle des forces occultes et astrales sur son mental, en utilisant l’énergie émotionnelle comme combustible. Le mensonge cosmique deviendra évident à l’homme nouveau, lorsque la manipulation aura été démasquée par sa conscience. Tant qu’il ne l’aura pas démasquée, il n’aura pas conscience du mensonge cosmique, ce dernier s’intégrant à la formation psychologique de son moi endormi. Son contact mental et télépathique avec la source lui permettra de réaliser que l’invisible existe et fait partie de l’ordre des choses, et que la séparation des plans n’est que temporaire. Plus il évoluera, plus les plans deviendront évidents à sa conscience, et plus il aura accès à leur réalité. Ceci fera de la vie unidimensionnelle de l’être une vie multidimensionnelle, à l’intérieur de laquelle la continuité de sa conscience, ou l’immortalité, entrera en ligne de compte.

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La vie de l’homme doit devenir inconditionnelle s’il veut vivre sur le plan matériel en fonction de son énergie créative. Il doit parachever l’évolution de sa conscience, par le truchement d’un mental élevé, à l’échelle de ses possibilités créatives, spiritualisées intelligemment. Les forces spirituelles de l’involution ne peuvent plus servir l’homme nouveau, car elles sont retranchées derrière le mur du mensonge cosmique, qu’il fera un jour éclater afin de libérer son mental de la mémoire involutive. L’homme intégral sera un être vivant total, non pas simplement en fonction de ses principes inférieurs, mais aussi et surtout en fonction d’un nouveau principe faisant partie de l’alliance entre l’invisible universel et le planétaire humain. Cette condition est absolue en elle-même, car elle dérive du rapport étroit entre le réel et le matériel, dépassant infiniment les illusions subtiles de l’astral qui soutiennent la conscience de cet homme mort, l’homme involutif, et font de sa vie une expérience mécanique, au lieu d’une puissance créative à la mesure de toute conscience qui a enfin reconnu les lois de la vie.

Le mystère de l’homme n’est dû qu’à sa naïveté. Le mental involutif n’a jamais encore été capable de soulever le voile sur ses propres origines cosmiques, car il n’a jamais osé défier les lois de la mémoire expérientielle. Toute pensée humaine involutive doit être libérée du fardeau de la mémoire, pour s’élever au-delà du connu et pénétrer les dimensions innombrables du réel qui traversent le plan mental. L’homme pourra ainsi connaître et converser avec son esprit sans être embrouillé par les voiles obscurs et subtils de l’astral, plan opposé à la découverte de ses origines lointaines dans la lumière des mondes supérieurs à toute aventure matérielle ou astrale.

Même si le mental involutif est capable des plus pénétrantes études de la matière, il est impuissant à relever le défi de l’esprit que lui impose le mur du mensonge cosmique. Il est impuissant face à l’extériorisation de l’invisible dans le monde de la pensée élevée au-delà de la mémoire involutive.

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Si le plan mental supérieur exerce chez l’homme conscient une force intérieure qui le propulse vers l’infinité de la pensée créative, le monde mental involutif le fige dans la contemplation des paramètres psychologiques d’où il ne peut extraire l’essence de la pensée créative. L’homme intégral fracassera cette condition, car le lien universel qu’il découvrira, dans la mesure où s’effaceront de sa conscience les traces du mensonge cosmique, lui permettra enfin de boucler son propre mystère, et de mettre un terme à la circularité de sa pensée. Celle- ci est enveloppée dans une mémoire qui n’est pas du réel mental, mais simplement du mouvement astralisé de son esprit dans le monde trompeur de la pensée organisée, selon la loi des sens et de l’équilibre psychologique.