Le doute

 Par Edwige


Avant-propos

"Être sur le chemin de l’évolution c’est mener une étude" BdM PE-028

*Ces FOCUS sont des lieux d'échanges créatifs, collaboratifs et génératifs pour les personnes désireuses de communiquer avec leur double et/ou celui d'autrui. Vous pouvez proposer un thème, un sujet qui sera mis en ligne après vérification. En cas d'erreur dans un commentaire celui-ci peut être modifié sur demande dans la mesure où il ne lui a pas été apporté de réponse.

*Prière de ne pas déformer les transcriptions originales de l'œuvre de Bernard de Montréal proposées pour étude et dont la seule référence est l'audio qui l'accompagne.

*Polémiques stériles et énergivores, non-respect de la parole de l'autre, critiques malveillantes, tribune spirituelle pour ego surdimensionné, etc. n'ont pas leur place dans cet espace.

*L'anonymat est garanti, aucune inscription ni abonnement n'est requis.


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L’éveil de la conscience chez l’humain survient lorsqu’il est touché par cette énergie Intelligente qui est en lien avec les activités de l’Esprit et non plus de l’ego humain et/ou planétaire.

Cette Intelligence a été nommée "supramentale" mais peut-être comprise comme "au-delà du mental" terrestre, réflectif et conditionné.

 

L’ouverture des circuits à cette nouvelle conscience se fait naturellement et spontanément quand c’est le temps pour chacun. Une Conscience Supérieure au Mental c’est "l’Esprit Intelligence Réelle" non pas l’intelligence factice, egoïque, ou subjective de nos pensées astralisées.

 

Pour le doute on pourrait parler d’un "doute raisonnablement nécessaire et transitoire" qui participe au processus du nettoyage du mental qui précède et/ou accompagne une crise psychique ou "nuit noire de l’ego"…

 

C’est un colossal travail personnel, non exempt de périodes de grandes souffrances...

 

Par contre le doute persistant, maladif ou son contraire "l’illusion du savoir" sont un frein à l’évolution et font partie d’une "souffrance évolutive" chez les personnes prisonnière d’un ego spirituel…

 

S’éveiller à une "Conscience au-delà du mental" est un cheminement strictement individuel qui laisse libre cours à sa propre créativité et ne nécessite aucun Maître ni Enseignant.

 

Avant tout ne pas remettre nos propres pouvoirs entre les mains d’autrui, quand bien même nous ayons parfois besoin des autres, pour un coup de pouce ou en tant que miroir de nous-même.

 

Ensuite prendre réellement conscience des manipulations et des vampirisations psychiques à tous les niveaux terrestres et occultes.

 

Quel que soit le degré d’évolution, surtout chez les personnes "en chemin", nous sommes tous sujets à de la manipulation occulte à travers nos proches, nos expériences, notre environnement etc… qui sèment en nous une large gamme de pensées, doutes, insécurités, isolement, questionnements recherches de vérité, besoins en tous genres etc.… Détricoter au scalpel ces processus de manipulations peut avoir du sens s’il aide l’ego involué à devenir conscient de ce qui se joue à travers lui, pour et contre lui… paradoxalement pour sa propre évolution.

 

A ce propos Bernard de Montréal dans l’ego vampirique disait : "Si le vampirisme sous toutes ses formes disparaissait de la surface de la terre la société telle que nous la connaissons serait abolie car elle n’aurait plus la force du vampirisme pour lui donner sa cohésion».

 

Ça aide aussi à développer sa Volonté en créant un rapport "musclé" avec les plans.

 

Les freins à l’évolution persistent tant qu’on n’a pas vu et compris, au-delà des formes, ce qui nous met en vibration pour changer nos paradigmes.

 

C’est un processus qui n’a pas de fin…

 

Le travail de conscientisation est précisément de sortir de la "victimisation" non pas en fuyant les situations déplaisantes, mais en prenant le taureau par les cornes qui développe l’Intelligence.

 

Bien orgueilleux celui qui croit y échapper sans un travail permanent de conscientisation et de vigilance H24…

 

Ce travail, a durée variable selon les personnes, peut en effet demander à l’ego de contenir nos sur-excitations, avant de constater les prémices de changements réels dans sa vie avec ou sans instruction… mais cela se fait un jour à notre insu… on n’y échappe pas si c’est programmé dans notre vie… 

 

Juste un exemple pour illustrer ceci: "Tomber par hasard" sur une conférence, un écrit de Bernard de Montréal ou d'une autre personne suffit "par vibration" à déchirer un voile qui fait remonter en surface ce qui EST déjà là en nous...ce peut être juste ça l'instruction...

 

J’en termine par une petite phrase qui résume bien des ressentis:

"Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi". David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur.


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Commentaires: 20
  • #1

    Edwige (lundi, 03 septembre 2018 20:05)

    Caractère, personnalité, mémoire négative, positive… mise en contexte de ce doute à deux facettes qui est au centre des égos en évolution.

    La personnalité se construit à partir de composants héréditaires (mémoires ancestrales), psycho-physiques, culturels, environnementaux etc… Elle possède des traits particuliers permettant de cerner quelqu'un par sa manière d’être, d’agir et de raisonner.

    Le caractère, noyau central de la personnalité, quant à lui est fortement affecté par l'environnement, la culture, l'entourage social, surtout par les expériences vécues durant l’enfance = mémoires polarisées = souffrances récurrentes. C’est un signe distinctif, voire global, qui rend la personne unique.

    Ça pourrait se ressembler mais il y a une nuance entre ce qui est impacté et ce qui se construit… ça laisse une chance à l'un d'évoluer alors qu'il est impossible de détruire un édifice...à moins de le démolir...

    Entre les deux il y a le tempérament ou "juste milieu" qui est pour une personne une façon spontanée de réagir à une situation extérieure. Ce tempérament est assujetti à des facteurs biologiques qui influent sur le comportement, bien qu'il puisse être influencé également par la confrontation avec l'environnement.

    Et juste au centre de tout ça notre GRAND MOI EGOIQUE qui domine la personnalité ainsi que le caractère qui cherche à évoluer (ou pas) malgré (ou à cause) des limites du tempérament et de la puissance de cet égo (surdimensionné) qui génère du Doute…

    En fait, la personnalité c'est une adéquation fine entre le caractère, le tempérament et son milieu social = (Action / Réaction / Emotions).

    La boucle est bouclée…L’égo est le chef d’orchestre dans toutes les expériences…

    A ce jour on dirait que le Québec est en deuil de cet "allumeur" d’une nouvelle conscience. S’il doutait du changement produit dans la vie des gens, si j’en crois certains qui avancent discrètement qu’il avait, comme tout en chacun, son fardeau astral…, où qu’il soit maintenant ce doute doit-être le cadet de ses préoccupations...

    ...Mais sans "Doute" voit-il les effets produits sur son instruction qui, je le confirme, a bien pris son envol Outre Atlantique …

    Si Bernard revenait juste pour me poser la question je lui répondrais : "oui j’aime ton enseignement, oui il me sert grandement à faire tomber au quotidien le voile de ma surdité et de ma cécité de tous les signes qui étaient là depuis toujours dans ma vie et que je ne voyais pas… et oui encore, malgré le poids de la solitude que m’inflige l’intégration de cette nouvelle énergie, paradoxalement le rapprochement avec autrui, au compte-goutte, y’a pas besoin de plus… n’a jamais été aussi authentique et fluide".

    Est-ce que pour autant que la force de mon témoignage aurait balayé son doute ? si tant est qu’il en ait vraiment eu un ?… ou que c’était plus un besoin, in extrémis, de réassurance de sa mission accomplie ?

    Chacun reconnaîtra que nul n'est prophète en son pays... Oui l’esprit teste l’homme, il teste et re-teste incessamment dans tous les plans de nos vies… Cependant nous ne sommes plus naïfs… on sait maintenant que lui aussi à deux facettes et qu’en prime il est vampirique…

  • #2

    josée (vendredi, 22 février 2019 15:45)

    ce n’est pas quand mon chemin est traversé d’un épisode de grand doute que je mets plus d’ordre dans ma vie.
    je ne mets de l’ordre dans ma vie que quand l’inspiration est mûre. l’ordre suit un mouvement de l’énergie. we go with the flow.
    le doute quant à lui ne dénonce pas un désordre. il n’est qu’un test psychique dans valeur informative en soi et, comme tout test, il fout le bordel dans l’utilisation de mes petits moyens plus ou moins théoriques de la saison. il demande une créativité nouvelle transcendant ma panoplie de trucs coutumière, créativité le plus souvent hors de ma porté. je me concentre alors à détendre mon système nerveux sur le plan matériel.
    en écrivant ces lignes, je réalise que cette gestion de ma tension nerveuse est une injection d’ordre mais pas sur le plan organisationnel de ma vie comme sur le plan éthérique cellulaire. je vois ainsi que le doute est comme tu dis nécessaire et transitoire.
    si le doute est persistant, maladif et polarisé en arrogance, on est, comme tu l’as remarqué, dans de la spiritualité inconsciente, dans un stade précoce du développement de l’identité. il y a un an, quand mon chemin était traversé d’un épisode de grand doute, il était impossible que j’intègre la réassurance présentée par autrui et cependant je la recherchais intensément. j’accueillais alors toute réassurance présentée par autrui. cette porosité sporadique indiquait que j’étais contrôlée chaque fois par un élan spirituel quelconque. le processus de déspiritualisation est graduel. évidemment, je suis encore très spirituelle mais moins car je l’étais à la folie. oui je ramassais toute la valorisation de mon chemin qui me venait des autres et me procurait une certaine réassurance… mais je ne pouvais pas l’intégrer, cette réassurance, parce que, pour intégrer quoi que ce soit, il faut se désastraliser. on ne peut pas éliminer le doute à partir du doute. une fois désastralisé, on peut intégrer un événement intérieur comme la descente d’une explication supramentale. ou on peut intégrer un événement extérieur comme la phrase d’un autre, phrase qui sera alors éclairée par la descente d’une explication supramentale.

  • #3

    josée (vendredi, 22 février 2019 19:29)

    seule une volonté contestataire de notre pensée gagne la bataille sur le teste du doute.

  • #4

    josée (samedi, 23 février 2019 16:47)

    cet article me stimule particulièrement. son arrivée coïncide avec un épisode bombardé de doute. je vois la fertilité de ce doute à me révéler un désordre en moi - contrairement à ce que j'écrivais au no2. le désordre qui est révélé échappait à ma conscience par sa trop grande subtilité. ce fut un accouchement et un défi.
    le doute passe sur le paysage à doses plus ou moins fortes, comme le mauvais temps, et dans le paysage il y a toujours du désordre, à cause du périsprit où stagne l'égo dans la mesure de sa passivité. mais ce schéma doit être ajusté car un lien commence à se préciser entre le doute et le désordre - une électricité les unit. vu qu'une électricité les unit, petit coeur n'a d'autre choix que de s'extirper de la mélasse de son cher petit étang... ''cher'' ? cher au coeur, oui, le petit étang de l'image de soi, mais finalement très cher en malaise. une fois auto-ressaisi, auto-débarbouillé, auto-restauré, il y avait cette très exotique logistique scénaristique à découvrir, ou du moins à commencer à entrevoir.

  • #5

    Edwige (lundi, 25 février 2019 10:17)

    On peut s éliminer le doute à partir du doute si on est conscient que douter n'est pas de notre fait mais celui de l'entité qui nous chevauche et nous taquine en projetant sur nous ses propres doutes. En se rappelant que nous sommes sans qualité ni défauts nous pouvons (facile à dire plus qu'à faire) travailler à l'élimination des mémoires qui attirent les entités que nous fidélisons avec nos vibrations mémorielles

  • #6

    josée (lundi, 25 février 2019 14:13)

    oui, le doute n'est qu'une autre forme de chevauchement du double. c'est une forme glissante car on glisse vers le gouffre aux défauts, ce cloaque où on se laisse hypnotiser par une seule obsession, celle de ses défauts. c'est d'abord longtemps inconscient parce qu'en se conscientisant ça fait émerger des démons de ces oubliettes du système nerveux. il n'y a de ''réassurance'' que dans la compréhension supramentale de la situation.

  • #7

    josée (lundi, 25 février 2019 19:51)

    ici situation ne signifie pas contexte événementiel mais rapport psychique entre l'ego et le double. comme tu dis, un moment de doute est un moment de chevauchement. ce n'est qu'en l'approchant sous cet angle qu'on identifie la situation, et que donc on peut s'en soustraire.

  • #8

    Edwige (vendredi, 01 mars 2019 11:07)

    Le doute est une forme de chevauchement de l'esprit également, il peut devenir vampirique lorsqu'il est pressé d'évoluer aussi, c'est pour cela qu'il est glissant, c'est une forme de rapport psychique biaisé entre l'ego matériel et le double ethnique. Les obsessions subjectives des défauts ou des qualités sont de nature à révéler à l'égo terrestre sa non polarité éthérique, que son double est sans qualité ni défaut…

  • #9

    josée la haye (lundi, 04 mars 2019 20:19)

    la très longue transition entre l'inconscience et la conscience n'a rien de linéaire, c'est une des premières évidences que l'on collecte. car vite on se voit alterner entre ces deux qualités vibratoires. l'autre nouvelle affaire c'est qu'on se voit aller. on se voit progresser et on se voit aussi prendre le champ.
    oui, on prend le champ. c'est ''la croyance'', la capacité de ''croire'', qui nous maintient dans cette déroute. puis quand le discernement nous ramène en piste, on prend goût à ce réalignement, on s'enthousiasme de cette clarté de pensée et on devient adepte de la volonté consciente de se ressaisir. cette volonté est si saine ! puis, bon, l'appel à la dérive est renouvelé, et ce, chaque fois plus puissamment… si bien que le réflexe de retour en piste ne peut pas s'installer. mais il demeure qu'on voit cette volonté se développer -non pas en réflexe véritable- mais en goût pour ce réflexe. tout est si cristallin dans ce goût. un goût d'autorité, d'autonomie, d'autogestion totale.

    en contraste, il y a la pensée, la pensé ancienne qui fait toujours des siennes nonobstant l'enthousiasme.

    la pensée, qui a déjà eu pour nom le flot de la conscience devrait s'appeler l'errance de l'inconscience. quel contraste entre ces deux types de mentation ! quand on revient en mode chevauchement après avoir goûté à un moment supramental, on réalise mieux l'horreur de ce contraste. quand on ''pense'', on subit un effet d'entraînement entre les pensées. tout est sirupeux et brumeux parce qu'en pensant, on se livre à rien d'autre qu'une hypnose. cette prestidigitation presque permanente est manoeuvrée par divers mondes en mal de vampirisation. il en résulte de la souffrance passive. qu'elle soit positive comme la confiance en soi ou négative comme le doute, la pensée charrie un subtil trémolo de souffrance inquiète.

  • #10

    Josée (vendredi, 08 mars 2019 14:58)

    Je vis une longue crise de santé qui me fait vivre beaucoup de doute, non pas sur mon avenir comme quand on vit de l'inquiétude, mais sur ma personnalité avec ses comportements excessifs vu que c'est mon addiction à l'excès qui a causé la crise que je vis actuellement sur le plan physique.
    Or je me rends compte qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise personnalité et que cette approche ne fait que carburer du doute.
    Ce n'est jamais la personnalité qui causera le problème mais la pollution qui la dévie de sa fonction et défigure et camoufle sa nature. Tant qu'il n'y a pas de respect de soi, il y a la tension du doute à cause de l'image de soi.
    L'image de soi est une peur et cette peur est incroyablement puissante. D'une façon ou d'une autre, la personnalité y est confrontée, elle est ingrammée par du mémoriel émotionnel parce que l'effort de conformisation est dur à conscientiser. La crise de santé révèle la présence dans le corps de cette accumulation d'ingramme, révélation correspondant d'ailleurs à une expansion de la conscience.

  • #11

    Josée (vendredi, 08 mars 2019 20:21)

    pour éliminer le doute, ça prend de la colère contre l'occulte.
    pour avoir de la colère contre l'occulte, ça prend de la conscience.
    pour avoir de la conscience, ça prend de la permanence d'attention interne et de résilience émotionnelle.
    et pour avoir de la permanence d'attention interne et de résilience émotionnelle, ça prend des crises qui permettent de perdre une couche d'inconscience.

  • #12

    Edwige (samedi, 09 mars 2019)

    A ce stade du "mal-a-dit" et de gros conflits en soi, on peut envisager une séparation entre la lumière de l'énergie de l'esprit (notre double) et l’esprit universel engagée par les forces qui burinent notre égo personnalité, ouvre notre mental supérieur pour nous faire vivre la polarité émotions/pensées subjectives, spirituelles ou non, et remettre en question toutes les formes y compris celles de "la bonne santé". Les forces spirituelles se servirent de tout notre bagage mémoriel pour créer des tensions mentales, sâchant cela c’est à nous de rien prendre au sérieux jusqu'à ce le corps mental, vidé de ses pensées subjectives, soit remplacé́ par des pensées objectives pour communiquer avec ces forces.
    La bonne ou mauvaise personnalité qui doute vient d'un jugement polarisé des entités qui se nourrissent des énergies que génère le "mauvaise image de soi" et la peur à sa vue dans le miroir d'autrui… Seule la colère consciente, contrôlée, réellement dirigée contre les forces descendantes, nous fait maitriser notre vie. Cette saine colère permet d'évoluer contrairement aux autres types de colères astrales qui sont des énergies de travail, des outils qui développent notre volonté et permettent des pertes de couche d'inconscience comme on pelle un oignon. (il y a un début à tout).

  • #13

    josée (jeudi, 14 mars 2019 18:05)

    Le doute

    Nous faisons l’expérience de notre émotivité dépendamment de nos formes, lesquelles sont suceptibles d’être regroupables suivant différentes options de catégorisation. Cette panoplie a en commun le travail du double qui est en arrière, grâce auquel les moments où nous faisons l’expérience de notre émotivité burinent l’égo et ouvrent le mental supérieur. Le burinage de l’ego est un burinage de tout le désuet qui colle aux parois de l’ego. Toute émotion est ainsi un chantier de réno qui passe à l’attaque de l’ancienne cuisine de nos souvenirs.
    Mais le doute, le doute à savoir si on évolue ou pas, cette question qui a l’air de n'être qu’un jugement polarisé comme les autres, une pensée subjective comme les autres, se distingue par la profondeur du chantier en branle.
    Le doute a ceci de particulier qu’il prépare à la certitude. Le doute n’est pas le pôle opposé de la certitude mais sa peau qui va tomber avec le phénomène de la mutation. Le doute est une énergie chargée de la même vibration qui caractérise le mental supérieur. C’est une vibration extrêmement haute… alors même que lui-même semble ne nous parler que de notre petitesse… C’est une vibration extrêmement haute… et en même temps c’est une épreuve émotionnelle extrêmement polarisée. Le doublé travaille très fort sur notre capacité à être neutre alors même que nous sommes temporairement privé par ses soins de notre capacité à être neutre. Le doute est une drôle d’invention du double qu’on peut comprendre quand on est plus avancé dans notre processus de fusión avec le double.
    À partir du momento où nous sommes en processus de fusión avec le doublé, c’est toujours le travail du double qui est en arrière de notre mentation, sauf que cette fois, avec un épisode de doute sur l’agenda, il est question pour lui de faire plus que buriner dans les formes qui collent à l’égo. Il est question de mettre toute la phénoménologie de l’inconscience en perspective, de démasquer le grand ensemble des petits recours à l’espoir et de rappeler où est le nord – il est au centre.
    ce n’est pas que, les mille petits fils d’espoir auxquels nous nous accrochons dans notre doute étant tous plus futiles les uns que les autres, nous en venions à prendre la mesure de notre inconscience historique et de son capacité à nous rassurer.
    Mais c’est que notre réelle capacité à nous rassurer est présente au coeur-même du doute. d’ailleurs C’est là seulement qu’elle se situe et pas ailleurs : dans les infusions de doute qu’insère le doublé dans le fil du temps de notre vie… oui le contraste choque. Mais n’a-t-on pas la beauté de la perle contrastant avec la laideur de l’huître qui contient la perle? le doute est la manifestation conjointe de notre début de certitude. notre début de certitude s’exprime par contraste. Il y a un écart mais ce n’est pas de la polarisation parce que la certitude est la transcendance de la polarisation. Cette référence, qui gagne en consistance (comme une perle), est la centricité croissante de l’homme. Il y a donc plus que jamais dans le doute une sorte de forte évocation de la non centricité. Cette évocation, cet écart, est ce qui cause la souffrance très profonde du doute. La souffrance émotionnelle inherente au doute n’est pas l’effet d’une forme. Si on compare les infusions de doute aux autres types d’épreuves émotionnelles, on observe qu’elles ne sont pas polarisées par l’effet d’une croyance, d’une valeur, d’une image, d’un calcul, etc., mais par l’essence même de la polarisation. Mater le doute est la clé de dépolarisation générale.
    Le doute est la projection, en surface de la conscience, de l’existence de notre centre de référence. Notre centre de gravité, de puissance et de certitude est rappelé à nous (par le doublé) par le déséquilibre, l’impuissance et l’incertitude qui composent le doute. Pourquoi est-ce que l’homme qui doute soudain un beau matin de l’intelligence de sa vie souffre-t-il tant? Parce qu’il ressent l’écart entre son doute et son centre. Autrement dit, parce qu’il se réfère à son centre.
    Le doute est à la fois un rendez-vous plutôt routinier sur le chantier de la cuisine émotionnelle de l’ego et un précieux signe de la main venant du centre. Le regard de la conscience, en allant rejoindre aussi le centre du coin de l’oeil, mesure l’aberration de la distance qui sépare son émotivité de son centre, son réel. Oui on déteste vivre le doute à savoir si on évolue. il donne un vertige émotif beaucoup plus profond que les mille formes courantes d’émotivité. mais dans ce vertige - qui survient par gros épisodes ou en tant que trame du tissu de notre réflexion - il y a l’acquisition d’un nouveau sens de l’orientation. L’homme apprend à se definir par lui-même, en dehors de ses formes et juste par rapport à lui-même en tant que centre.

  • #14

    Edwige (lundi, 18 mars 2019 08:04)

    Se poser la question de savoir si on évolue ou pas est un doute qui vient d'un ego plus préoccupé à évoluer que vivre l'instant présent de sa vie… peu importe la profondeur du chantier puisque cette évolution se fait à son insu… C'est une certitude du mental supérieur qui sait ce qui se passe dans toutes les polarités émotionnelles de l'ego, y compris son manque de neutralité quand il a le front trop près de sa souffrance et donc très loin de son centre, du réel en lui.

  • #15

    Edwige (mardi, 19 mars 2019 07:32)

    Extrait 131b Domination de l’âme BDM:
    "Le doute est inévitablement relié à l’activité de l’âme, à la petitesse de l’homme. Il est une conséquence de l’inhabilité de l’homme de dépasser le pouvoir de l’âme sur sa conscience afin de se lier à l’esprit, qui en lui-même représente une quantité absolue de puissance créative en évolution. Il n’y a pas de méthode pour éliminer le doute face à soi-même mais une multitude d’événements dans la vie qui créent le doute et qui nous force à le dépasser dans la mesure où on a la force intérieure nécessaire à l’accroissement de notre réalité. Quand on vit le doute, par rapport à l’expérience, c’est à nous de constater dans l’instantané que le doute est un jeu, que le doute fait partie de la manipulation de l’âme, que le doute fait partie des courants astraux de sa conscience.
    Il y a deux forces en nous : une qui a tendance à créer des voiles et l’autre qui a pour fonction de les retirer. L’âme créer les voiles parce que l’âme est voilée, elle représente la petitesse en nous, l'esprit représente notre grandeur réelle, notre nature réelle. Mais pour goûter à notre nature réelle, il faut combattre constamment la faillibilité de notre caractère, c’est-à-dire les aspects de l’âme qui constituent l’accumulation d’une mémoire, présente et ancienne.
    À partir du moment où l'on sait ceci, qu’on le réalise on est armé pour dépasser cette condition".

  • #16

    Josée (lundi, 01 avril 2019 03:19)

    Edwige, ton no14 a eu l'effet d'une main guérisseuse qui a balayé ma noirceur.

  • #17

    Edwige (mercredi, 03 avril 2019 07:14)

    Ha ben ça alors si je m'attendais à celle-là.... j'ai plus qu'à opérer une reconversion professionnelle...hihihi

  • #18

    Josée (mardi, 30 avril 2019 06:16)

    Avec la désastralisation, voilà que le doute devient un vibrato incontournable (vu qu'on se détache de la vérité des autres).

    Or, paradoxalement, le doute inhérent à la désastralisation s'avère aussi un important instrument scientifique donnant la mesure de l'incapacité qu'on a encore à ne s'appuyer que sur soi-même.

    On n'évolue que par soi-même dans le sens qu'on n'évolue qu'en étant libre de l'influence des autres, et non dans le sens où les autres deviennent inutiles, vu qu'au contraire leur utilité passe à un statut plus réel...

    Se libérer de l'influence de tout le monde renvoie à une gestion extrêmement personnelle de la relation qu'on a avec tout le monde.

    C'est dans cette gestion que le doute sert de mesure de l'incapacité qu'on a encore à ne s'appuyer que sur soi-même.

    La patience permet de contenir la charge émotionnelle d'insécurité qui vient tester l'ego quand il prend lecture de l'influence du grand Autrui sur sa personne.

    L'insécurité, étant donné qu'on se détache de la vérité de tout le monde et que plus rien ne nous supporte, est donc Exacerbée ET balayée par le génie d,une même programmation et bien sûr par le brio de la volonté qu'on lui oppose.

  • #19

    Edwige (mardi, 30 avril 2019 07:02)

    Dans le processus de désastralisation le discernement permet le détachement des croyances des autres et de leurs conditionnements, ainsi que des siennes propres. Cette liberté nouvelle de l'influence environnementale facilite l'existence au quotidien et l'évolution personelle.
    Ce qui arrive de l'extérieur, souvent inattendu car par surprise, n'est que test pour l'ego qui derechef affine sa compréhension des choses au travers le langage du corps émotionnel. L'ego ne subit plus l'évènement il le comprend, d'où l'utilité des autres, des oppositions et autres chocs ou expériences pour le compte de l'âme. Celle-ci emmagasine de l'énergie d'expériences et l'ego purge son corps émotionnel des mémoires cellulaires…

    La gestion de sa relation avec l'extérieur devient en effet un véritable travail "scientifique" de laboratoire et de détective pour le mental. La traque aux dichotomies et imperfections entre le vécu sur le terrain et ce qui se passe à l'étage au-dessus peut nous affranchir des choses que l'on croyait réglées alors qu'elles n'ont été que balayées sous le tapis… La capacité de ne s'appuyer que sur soi-même revient à faire ce nettoyage tout seul, avec aspirateur et karcher au lieu de commanditer quelqu'un d'autre pour ces travaux difficiles…

    Le doute sert à détricoter au scalpel le processus d'évolution de l'ego qui se conscientise et à repérer les tours de magie astrale dans les manipulations vampiriques contre lui qui ne doit croire qu'en lui-même avec son discernement.

    "La patience", maitre mot dans cette évolution, peut avoir du sens si elle aide l’ego à devenir conscient de ce qui se joue à travers lui, dans la polarité du pour ou contre, paradoxalement pour sa propre évolution quand bien même cela lui prend de l'insécurité… Cette inconfortable position l'oblige à "se bouger" dès l'instant qu'il reconnait que cette insécurité n'est qu'illusoire, car elle ne vient jamais de l'intelligence de l'esprit.

  • #20

    josee (samedi, 11 mai 2019)

    Je suis d'accord, lorsqu'il est centré exclusivement sur soi, le discernement psychologique permet une liberté nouvelle :
    C'est celle qui prend ses aises dans l'ego aiguisé, ragaillardi par sa capacité de trancher entre le réel et le subjectif. L'ego ne souffre plus, ne marche plus à genoux, ne se sacrifie plus le moindrement grâce à son nouveau détachement face aux croyances et conditionnements qui l'emprisonnaient hier encore en l'encerclent de partout, de l'intérieur par sa mémoire non intégrée et de l'extérieur par de l'événementiel-test passant souvent par du relationnel ciselé pour le tester.
    Autre point
    La patience évolutive est faite de certitude qui est faite de communication interne, qui est faite de permanence dans le discernement. Le confort se situe sur un petit point dont il est facile de déraper. L'inconfort est alors d'un tel contraste que l'ego reprend vite le volant du discernement. Mais si les tests dépassent l'ego, celui ci reprend ses vieilles croyances comme on enfile des pantoufles : croyance que le temps lui appartient, que le double lui doit des choses, que les gens lui doivent une reconnaissance, etc