On peut pas être intelligent tout seul

  Par Edwige


AVANT-PROPOS

"Être sur le chemin de l’évolution c’est mener une étude" 

(BdM PE-028)

Ces FOCUS sont des espaces réservés aux échanges d'idées pour faire évoluer l'instruction Supra-Mentale de façon créative, collaborative et générative. Prière de ne pas déformer, ni plagier, les transcriptions originales de l'œuvre de Bernard de Montréal proposées pour étude, dont la seule référence est l'audio qui l'accompagne. Un résumé personnel, des citations et/ou des liens sont admis pour initier ces échanges. Vous pouvez proposer un thème, un sujet qui sera mis en ligne après vérification. Aucune inscription ni abonnement n'est requis, l'anonymat est garanti.

** Polémiques stériles et énergivores, non-respect de la parole de l'autre, critiques malveillantes, tribune spirituelle pour ego surdimensionné… iront directement dans la corbeille.


Tout dans notre vie est sous l'influence des plans astraux ; polarité, dualité, confrontation, domination, manipulation… 

Quand tout cela naît de nos parties involuées, astralisées nous sommes sous emprise oppositionnelle qui freine l’accroissement de notre intelligence et nourrit nos expériences mémorielles.

Comme le dit Bernard de Montréal : "On peut pas être intelligent tout seul".

On peut pas non plus équilibrer tout seul l’astral de sa conscience car on s’appauvri en compagnie de personnes inconscientes aussi aimantes, gentilles, belles, respectables, cultivées ou diplômées soient-elles …

Cependant l’intelligence n’a de valeur que si elle est contrôlée pour ne pas dominer l’autre. 

Prendre le pouvoir avec son intelligence ce n’est pas intelligent, c’est du vampirisme de l’ego astralisé qui veut avoir de la suprématie sur l’autre. 

Nous avons besoin d’une opposition intelligente et non pas d’une récupération astrale.

Dans la blogosphère supramentale cette suprématie a tendance à émerger subtilement…

Ceci est impossible face et avec des êtres conscients. Leur intelligence est réelle, sous contrôle et non soumise à leur part d’astralité.

Ils ont une intelligence qui ne cherche pas à dominer la conscience de l’autre, qui l’écoute, lui parle ou lui répond sans pontifier, respecte son individualité, lui donne en conscience le pouvoir de se rendre intelligent. 

Dans l’opposition avec ces personnes intelligentes, (et c’est necessaire qu’il y ait de l’opposition pour un ajustement réciproque), on perfectionne ensemble l’énergie de sa conscience, on grandi ensemble en conscience.



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Commentaires: 21
  • #1

    Julie (dimanche, 22 juillet 2018 18:16)

    Oui d'où la fonction du dialogue, parole échangée. Merci Edwige pour ce que tu fais! Je viens d'avoir l'idée d'annoncer l'événement avec Sandra Vimont sur l'autre site. Est-ce que tu peux me faire parvenir un texte? L'annonce déjà publiée sur ce site pourra bien sûr convenir.
    Tout le bien, au plaisir!

  • #2

    Re-Julie (dimanche, 22 juillet 2018 18:17)

    Ah oui, j'oubliais : j'aime beaucoup l'idée de focus. :-)

  • #3

    Edwige (dimanche, 22 juillet 2018 18:21)

    Alors bienvenue sur Focus, tu peux initier un sujet sur lequel nous pourrons aller le plus loin possible dans l’échange...

  • #4

    josée (jeudi, 09 août 2018 14:52)

    après avoir cheminé dans les prémisses préparatoires au processus de fusion sans échange de parole consciente, on découvre de quoi on s'est privé au niveau des bienfaits de la parole en même temps qu'on se voit assailli par le processus fusionnel.
    on a besoin de l'interlocuteur conscient à cause de l'incapacité de stagner qu'inspire l'échange avec lui. on n'a même pas à statuer que l'interlocuteur est conscient. le fait d'être assailli par la fusion avec l'esprit fait voir l'esprit chez autrui et en même temps fait voir la puissante nécessité de se comporter d'esprit à esprit. soudain tout le monde inspire un très fort respect. on a le dédain de juger et on distingue bien la différence entre ce qui veut monter en soi qui est de l'ordre du jugement et la paix du respect. (jugement non nécessairement négatif : tout "jugement"...) cette distinction n'a rien de moral. il n'est pas question d'échelle de valeurs. le processus de fusion permet une telle clairvoyance et sensibilité. ce discernement intérieur est parfaitement autoritaire et dirige le comportement. discernement et comportement prennent place conjointement dans le soleil de sa propre centricité. ce progrès marqué dans la centricité étant inspiré par l'interlocuteur en échange avec soi, on ne peut pas être intelligent tout seul.

  • #5

    Edwige (samedi, 11 août 2018 11:50)

    "Le fait d'être assailli par la fusion avec l'esprit fait voir l'esprit chez autrui et en même temps fait voir la puissante nécessité de se comporter d'esprit à esprit".
    Tout rapport entre l’homme et l’esprit est un rapport de communication lui permettant de comprendre sa propre évolution. Lorsque ce rapport est équitable entre deux esprits, l'un communique à l'autre et vice versa car l'esprit est intelligence. Cette intelligence sert de marche pied pour l'autre qui monte en intelligence et réciproquement ensemble en même temps…

  • #6

    josée (samedi, 11 août 2018 12:50)

    la spiritualité consiste à imaginer la relation avec autrui comme un trio : il y aurait nous-mêmes, autrui et entre les deux, notre esprit. l'esprit cesse d'être une référence quand nous sommes unis à lui. c'est alors que bien que nous pussions basculer dans l'ancienne configuration, nous ne le faisons pas à cause de la jouissance d'être uni à l'esprit dans notre communication à l,autre devant nous. c'est une incursion dans l'intelligence fertile en encouragement ainsi qu'en vanité. la spiritualité reprend le relai, de même que l'impatience et la déception. ces jeux d'aller-retour sont indispensables à la stabilisation des progrès.

  • #7

    Edwige (dimanche, 12 août 2018 08:47)

    Y aurait-il un amalgame entre l'esprit et la spiritualité?
    De mon point de vue, qui n'est pas forcément le plus juste, dans la spiritualité la communication prend un intermédiaire (guide, ange etc..), dans l'esprit il est en nous donc la communication est directe ou télépathique...

    L'esprit dans dans ton trio est-il individuel ou commun, autrement dit:
    - N'y a t-il qu'un seul esprit, celui de la source, que deux personnes en évolution partagent dans l'échange?
    - Ou chaque être à son propre esprit qui communiquent entre eux?

  • #8

    Josée (mardi, 14 août 2018 10:04)

    spiritualité, âme et même esprit, on a galvaudé le sens de certains mots et chacun a droit de personnaliser son vocabulaire au besoin de sa clarification des choses. là où j'en suis au niveau d'une compréhension théorique, la spiritualité est le positionnement traditionnel de l'ego face à la vastitude et puissance du mental. l'ego croit à son infériorité par rapport à ce monde, il le consulte à genoux et ses attentes sont aussi grandes que naïves. la divination astrale, qu'elle soit canalisée dans un outil ou qu'elle soit directe, est une illustration extrême de ce que la simple réflexion comporte de spiritualité de toute façon. la médiumnité astrale est une extension très spirituelle de la réflexion. parler avec l'invisible n'a rien d'un gage de désastralisation, la télépathie occulte interne pouvant fluctuer entre les plans de communication astrale et supramentale, celle-ci étant plus subtile encore.
    nécessaire pour l'involution qui amène l'ego à réaliser que ce n'est pas lui qui pense, la spiritualité tombe en désuétude à mesure que l'ego sent s'ériger en lui une profondeur identitaire fondée sur la destruction de la spiritualité.

  • #9

    Josée (mardi, 14 août 2018 21:40)

    je voudrais revenir aux dernières lignes du message #7
    L'esprit dans dans ton trio est-il individuel ou commun, autrement dit:
    - N'y a t-il qu'un seul esprit, celui de la source, que deux personnes en évolution partagent dans l'échange?
    - Ou chaque être à son propre esprit qui communiquent entre eux?)

    Deux personnes impliquées dans une discussion ont chacune un esprit mais tous les esprits sont connectés entre eux en tant qu’émanations de la source universelle. Si deux personnes discutent et sont unies à leurs esprits au même moment, elles éprouveront un sentiment de symbiose dans la compréhension subtile des choses.
    Mais s’il n’y a pas ce chevauchement des personnes et de leurs esprits, les esprits ne sont plus intérieurs mais extérieurs, évoqués en tant qu’images idéalisées, donc astralisées, inspirées par des entités du haut-astral… d’où le concept du trio ou du quatuor qui ne se veut qu’une comparaison farfelue avec l’unité résultant de l’union de deux egos unis à leurs esprits.
    Cette union entre l’ego et son esprit connaît plusieurs phases. Voici un aperçu des phases dont j’ai eu personnellement l’expérience et dont je peux assurer que la succession n’a rien eu de linéaire : le sentiment de compartimentation, la pseudo union à l’esprit ou idéalisation de l’esprit et l’union à l’esprit.

    le sentiment de compartimentation
    J’étais complètement déconnectée quand je fus exposée à l’instruction de Bernard de Montréal. Je fus du même coup exposée à mon rêve de m’unir à toute chose et à un sentiment de compartimentation intérieure. Ce sentiment de division ne faisait que révéler ce qui avait toujours été là. ma personnalité avait beau se projeter en tant que bloc unitaire, elle avait toujours été multi-facettes et polarisée en d’innombrables rectos-versos.

    la pseudo union à l’esprit ou idéalisation de l’esprit
    J’ai commencé à concevoir une représentation très lumineuse de l’esprit vers laquelle j’avançais à genoux. Cette lumière était astrale et représentait mon ardente idéalisation de l’esprit. Or l’esprit est une énergie purement stratégique qu'on a bien tort d'idéaliser. cette phase de son travail a consisté à me le faire idéaliser et désidéaliser via des tours impitoyables qu’il me jouait psychiquement et événementiellement. Moi, fière de l’idéaliser, n’en voyais rien tant était extrême ma pseudo union à l’esprit, c’est-à-dire ma spiritualité.
    Réaliser que la pensée venait d’ailleurs ne s’est pas fait vite dans de telles conditions. Le blocage consistait de ce que ça venait d’un ailleurs… idéalisé ! Et vu que, "selon Bernard", ce n’était pas moi qui pensais, il ne m’incombait plus qu'une tâche : croire dur comme fer à cette pensée dont l'esprit me faisait bénéficier. Illusion dont le spectre phosphorescent hantait mes rapports avec les autres, j’arrivais doublée de cette formidable entité pseudocosmique grâce à laquelle le moindre échange de répliques devenait un trio.

    l’union à l’esprit
    Une nouvelle phase de mon processus d’union à l’esprit se met en branle maintenant. Au travers des tours qu’il me joue, au travers de son génie à décevoir mon impatience à m’unir à lui, j’apprends à voir par ses yeux et mes yeux en même temps, et à m’unir à ses jeux. L’union avec l’esprit induit une mutation qui n’a rien d’abassourdissant. je perds le goût de voir l'esprit en tant que point de repère théorique et j'hérite d'une présence irradiant de mon propre centre de gravité, dont surgit multidimensionnellement une paix. c'est le début d'une solidarité entre moi et le mouvement des choses, dont bénéficie ma vie relationnelle. Autrement dit je commence à me déspiritualiser.

  • #10

    Edwige (mercredi, 15 août 2018 09:07)

    #8: L'ego involué, insécure et conditionné, assujetti aux voiles divers du "mensonge cosmique" selon BDM, n'a pu faire autrement que prendre pour argent comptant tout ce que sa civilisation lui a, en son temps, imposé pour toutes sortes de motifs valables ou non, mais certes évolutifs à très long terme. Que cet ego amalgame encore sous le label "spiritualité" l'âme et l'esprit cela parait normal… Mais qu'un ego évolué qui, pour justifier ses pratiques spirituelles s'appuie sur les activités de l'esprit j'émets quelques réserves… Lui plus que tout autre sait que nous ne sommes pas le penseurs de nos pensées. Ma réserve s'arrête là... Car en effet la variété et la subtilité des communications avec les plans ne gagent pas d'une communication réelle avec quelques plans que ce soient et qu'il le croie... qui dépend surtout de l'état ou l'humeur de l'ego, de sa personnalité, d'autant que notre "wifi personnel" ne nous permet de capter que ce qui correspond à notre taux vibratoire. C'est à nous de discerner si telle ou telle personne est bien dans son esprit ou n'a pas dépassée le stade spirituel. Comme tout est juste et à sa place cela ne nous dérange aucunement parce que nous respectons chaque personne où elle en est dans son évolution.

  • #11

    Edwige (mercredi, 15 août 2018 09:09)

    #9: Merci beaucoup Josée pour cet authentique témoignage!
    Ces quatre phases ou chemins qui mènent à l'esprit (sentiment de compartimentation, pseudo-union, idéalisation, union) sont intéressantes dans le sens qu' il semblerait que nous vivions tous, et de bien de façon différentes, ce type de processus, en tant que "passage obligé" dans la progression de l'ego à fusionner avec son esprit.

    L'arrivée salvatrice de Bernard de Montréal nous a permis de sortir brutalement (ce qui est mon cas) ou progressivement des méandres de ces chemins pavés de pièges. La sortie des plans spirituels vers les plans mental, surmental et supramental n'en sont pas moins jonchés mais au moins le retour en soi qui advient de ces processus changent complètement la donne dans les transformations radicales de notre ego. Et d'en parler avec autrui nous rend plus intelligent, merci.

  • #12

    josée (mercredi, 15 août 2018 21:22)

    devenir conscient signifie muter et non il n'y a rien de gratuit dans cette mutation. l’ego découvre au contraire une facture pour le moins contrariante dont il doit s'acquitter au fur et à mesure qu'il s'arrache au mensonge cosmique. la facture est unique à chacun et prend la forme d'une souffrance multidimensionnelle. un point commun à tous est que cette facture, étrangement, semble s'alourdir à mesure qu'elle est payée. il ne peut en aller autrement vu que la mutation approfondit la sensibilité en conscientisant des profondeurs toujours plus grandes de notre identité.
    la mutation résulte en un discernement croissant qui réalise en quoi croire à ses pensées est un positionnement spirituel de l'ego. la passivité caractéristique de l'inconscience nous a tous spiritualisés de fond en comble à notre insu. la spiritualité n'est pas le lot des médiums mais celui de la condition humaine. le mensonge cosmique a coupé l’humanité de l’intelligence cosmique et l’humanité s’est tournée vers la réflexion de la pensée, c’est-à-dire vers l’influence astrale. ce pivotement constitue ce qu’on appelle la spiritualité.
    le cheminement individuel fait s’élever le niveau de la couche astrale dont s’inspire l,ego jusqu’à ce qu’il bute sur le plafond. le haut-astral n’a qu’une fonction : hypnotiser l’ego avec de l’émotion spiritualisante qui renforcit la croyance dans les pensées. le plus céleste machiavélisme est déployé pour maintenir l’ego dans une croyance en ses pensées. ceci s’accentue jusqu’au jour où se renversent les vapeurs avec le début de la mutation. l’ego, saturé de naïveté, voit le revirement s’effectuer sans son intervention. la mutation lui arrachera tout illusion concernant sa capacité d’intervention.

  • #13

    Edwige (jeudi, 16 août 2018 08:30)

    Intuition et discernement sont les deux mamelles du supramental, sans elles on ne peut sortir des pièges incessants, tendus pour les besoins évolutifs, qu'ils viennent des plans astraux ou de l'esprit qui nous teste. La mutation n'est pas seulement psychique elle est concomitante au corps physique, qui sous bien des aspects, souffre aussi multidimentionellement, en même temps qu'il croit s'en occuper au mieux…
    En effet la sensibilité, de plus en plus à fleur de peau, accroit notre intuition et notre discernement pour nous montrer les fourvoiements inconscients dans lesquels nous étions rendu durant nos étapes spirituelles. On ne peut reprocher non plus à l'humain sa condition qui fut d'accepter celle-ci en s'incarnant avec un carnet de route que furent sa programmation et son plan de vie, aussi aberrant soient-ils…
    Le mensonge cosmique ne devient intolérable que lorsqu'il est dévoilé, la rage et la colère ne débande plus de s'être "fait avoir" par cette ultime et géante supercherie cosmique...
    Auparavant nous nous contentions de nos pensées astrales et de nos niveaux spirituel, avec parfois des egos bien surdimensionnés selon le positionnement hiérarchique dans ces plans… Cela ne nous a pas empêché au fils des civilisations d'exercer nos talents dans les polarités que sont le beau/le laid, le bien/le mal… On ne peut jeter la pierre à l'être humain qui, dépossédé de son intuition et de son discernement, s'en est remis passivement, naïvement aux mains de tous les faux Dieux crées pour satisfaire aux besoins de l'époque à court terme mais aux besoins encore plus grands à très, très, très long terme de l'esprit universel, de la source etc… et ce terme arrive à terme pour nous faire chavirer, comme un bateau dans une grande tourmente, car seul le choc brutal peut nous arracher à nos illusions et conditionnements. L'être humain n'en reste pas moins une marionnette expérimentale qui tend à la perfection avec la fusion de son égo a son esprit, mais rien ne nous garantit qu'à ce stade "l'hommerie" en lui ne lui jouera pas encore des tours…

  • #14

    josée (jeudi, 16 août 2018 15:50)

    le beau/le laid, le bien/le mal, la bonne ou mauvaise réputation ou image fugace de soi, ces polarités ne visitent soudain plus que la couche "hommerienne" de l'homme - tandis qu'au second étage se découvrent, dans la mesure où on compose avec la tourmente, les principes essentiels du réel, tel que l'utilisation de la parole comme tremplin capable de propulser la découverte.

  • #15

    Edwige (vendredi, 17 août 2018 07:04)

    Les principes essentiels du réel ne se nichent pas dans la recherche frénétique de la fusion, de la création d'un double qu'ils soient éthériques ou cosmiques, de l'intelligence, de la volonté, ni même de l'amour... Les principes essentiels du réel se vivent au quotidien dans l'acte ajusté à ce qui se présente à nous à chaque instant. Chaque instant où l'énergie de l'esprit manifeste sa présence. Il ne sert à rien à l'ego de forcer ou de précipiter quoi que ce soit... la vibration de l'esprit fait son œuvre à son insu, prenant le temps qui lui convient, faisant fi de ses désirs ou non désirs, utilisant même les plans astraux pour tester encore et encore la fiabilité de cet ego, se jouant de l'âme dans sa conquête de l'expérience. Le second étage n'est pas moins confortable que le premier on y a juste un peu plus de vision panoramique du paysage, ça dépend si on habite seul dans une maison ou dans un building. Vouloir la parole à tout prix, sans expérimenter le silence qui lui précède, c'est mettre la charrue avant les bœufs car c'est dans le silence utérin que se développe le fœtus qui deviendra nouveau-né. Entre les deux il y a l'écriture générative pleine de promesses de créativité et de prémisses à la mise en sonorité. Avant d'ouvrir sa bouche s'assurer que ce qu'on va dire est plus beau que le silence, stade ultime de la parole... celui qui n'a jamais passé la nuit sur le haut des montagnes n'a pas la moindre idée de ce qu'est le silence, chemin vers tous les tremplins passant d'abord par lui...

  • #16

    josée (vendredi, 17 août 2018 14:12)

    tout passe par soi seulement au second étage, tout passe par la civilisation au premier... le contraste est tel et demande tant de nouveaux ajustements que la transition entre les deux ressemble toujours un peu plus à de la navigation dans la tourmente. mais pas dès le début. car de prime abord le soulagement de saisir le sens de la vie apaise et fait connaître une paix inespérée à laquelle on prend goût au point de la défendre contre vents et marées, ce qui advient quand grimpent les vagues à bord. bravo pour le sens de la vie mais on l'oublie un peu quand se lèvent les ouragans "pression de parler de ça à un peu n'importe qui" ou les brumes "déception de se voir incapable d'accomplir le passage" ou les sirènes "illusion de se situer au second étage". heureusement, tourmente ou pas, la dérive et l'errance s'avère de moins en possible grâce à la certitude croissante. cette certitude est le gouvernail, la voilure et la quille. elle est faite de cette paix naissante dans notre centre utérin.

  • #17

    Edwige (samedi, 18 août 2018 10:53)

    Autrement dit l'invitation au "désastre psychique" auquel nous invite l'évolution est proportionnel à cette paix sans pression, ni déception, ni illusion...?
    Et la tempête qui décroît installe peu à peu un sentiment de confiance et de certitude nous redonnant confiance en notre bateau, dont l'esprit gère le gouvernail et la voilure et l'ego la quille...?

  • #18

    josée (samedi, 18 août 2018 14:58)

    L'homme qui évolue en conscience commence par spiritualiser son expérience avec la plus grande déférence. Longtemps il goûte au fait de manipuler théoriquement et sentimentalement les précieux concepts. Tout rebelle qu’il soit face à la société, il enfile ses jolis gants des grandes sorties pour manier ce nouvel imaginaire. Mais ce qu'il vit réellement sous son costume c'est surtout la folie de la pression à évoluer et, pour se reposer, les douceurs de la prétention à se croire évolué.
    Or, que ces aventures soient positives ou négatives, elles se renversent toujours comme un gant et l’homme n’a alors plus entre les mains qu’une expérience de polarité inverse : la déception.
    L'esprit, lumière crue et sans gants blancs, utilise les gants que porte l'homme dans son inconscience et tire dessus pour les renverser, seule façon d'en révéler l'inconsistance. Ce désastre psychique, cet envers de l'illusion propre au théâtre de l'ascension, est proportionnel à ce qui devait être renversé et révélé. Le remède semble frapper plus fort que le problème à cause du taux de conscience qui sous-tend chacun de ces états. En effet le remède sollicite un essor ou ressort ou ressaisissement de l’honnêteté vis-à-vis soi-même.
    L’homme vit l’illusion jusqu’à ce que celle-ci soit exacerbée sous la forme d’une crise, laquelle crise sévit jusqu’à son intégration. l’ego se retire alors des crêtes et creux de vagues qui lui ont fabriqué une tourmente. Il en résulte un apprentissage de la neutralité face aux polarités. la paix est quelque chose qui se gagne et elle se gagne en s'arrachant au cauchemar avec une volonté extrême.
    À force de vivre cette gymnastique la paix devient la nouvelle normalité de l’homme. L’homme aguerri par son quotidien conserve la paix en tant qu’arrière-plan sur lequel contrastent horriblement les épisodes de crise et de cauchemar qui la lui mériteront plus avant.
    L'homme qui évolue en conscience acquiert la certitude de la raison d’être de la tourmente à mesure qu’il se déspiritualise. C’est l’intelligence de sa vie qui attire son focus, non pas l’intelligence de la tourmente mais celle de l’énergie derrière cette tourmente qui est son théâtre ascensionnel d’égo qui évolue en conscience. Qu’il l’appelle esprit, ou double, ou ajusteur de pensée, ou conscience solaire, ou entité/rayon du monde mental, l’homme apprend à savoir qu’il y a cette énergie parfaitement stratégique dans les coulisses invisibles qui existent derrière sa vie. Le savoir remplace éventuellement la confiance, qui étant astrale est polarisable (la confiance est un gant qui renversé devient du doute). La confiance actionne le muscle anti-homme du croire. Toute croyance est spirituelle et sera détruite par le génie impitoyable qui sous-tend le mouvement ascensionnel du surhomme.

  • #19

    Edwige (dimanche, 19 août 2018 11:26)

    Ce récit transpire un vécu, véritablement et formidablement intégré, il me permet de saisir l'occasion d'émettre une idée sans jurer qu'elle soit bonne a dire ou que ce soit la meilleure.
    Cette idée c'est qu'il est sans doute plus difficile a certains séminaristes de Bernard, pour plein de raisons qu'eux seuls connaissent, de vivre cette évolution contrairement au néophyte arrivé sur le tard. J'en vois l'exemple chez des jeûnes, la trentaine, pour qui Bernard, qu'ils n'ont pas connu mais que la seule écoute d'une poignée de conférences, devient un saut quantique dans leur évolution.
    - une des raisons, sans généraliser bien sûr, est que vivre ces enseignements avec la vibration en direct, accroit l'exigence ou le vouloir personnel d'être au premier rang de la classe, d'être le mieux noté, le mieux expérimenté, d'être le chouchou du prof, d'être le lauréat de fin de programme, bref d'être tout ce que Bernard n'a jamais désiré de ce que l'élève devienne ou croit être, ni même de se servir de son aura comme carte blanche à sa patente ou en se revendiquant d'être proche ou tchom personnel.
    - une autre, d'un point de vue personnel et expérientiel, c'est que le désastre psychique survient sans témoin, sans soutien à la découverte de l'énorme mensonge cosmique auquel on a été assujetti tout ce temps où on croyait détenir le sens de sa vie... Ce tsunami étant l'instant T de la tombée du voile où la tourmente psychique s'engouffre, pour suivre un long passage au réel dans son intégration. Il en faut moins de temps pour le dire que pour le vivre... cela peut prendre une vie entière avec des pauses qui ressemblent à des havres de paix, là-dessus le néophyte est à la même enseigne que les élèves ci-dessus.
    - une autre encore est que ce néophyte étant isolé, loin de la terre natale du précurseur mais héritier de son instruction comme les autres, peut vivre tranquillement son évolution à l'abri des projecteurs de la compétition du meilleur expérimenté, connaisseur, fusionné etc... que l'on peut remarquer ici et là, des "bébés Bernard" comme il n'en voulait pas.
    - Une dernière est que ce néophyte n'étant pas intéressé à enseigner ou se professionnaliser il est moins pressé d'évoluer... Il prend donc le temps d'intégrer lentement et profondément l'énergie de la descente de son esprit... ça lui laisse plus de chance de créer un double en vivant chaque étape et non en mettant la charrue avant les bœufs.
    En résumé je suis en accord avec ce récit et principalement dans ce qui reflète mon senti: "C’est l’intelligence de sa vie qui attire son focus, non pas l’intelligence de la tourmente mais celle de l’énergie derrière cette tourmente qui est son théâtre ascensionnel d’égo qui évolue en conscience".
    Oui, cent fois oui il y a bien une énergie, dont on se fiche royalement du nom, qui œuvre en arrière-plan pour nous faire évoluer, détruisant tout miasme de spiritualité et de croyances, sans croire ou se faire imposer toutes pensées d'en haut et/ou d'en bas et en aiguisant chaque jour intuition et discernement. Ce qui renforce mon adage que "la conscience se vit plus qu'elle ne se parle", la parole étant d'un autre domaine.

  • #20

    josée (vendredi, 02 novembre 2018 19:59)

    laisse moi te dire, suite à ta colère, que oui j,aime mieux la colère que la naïveté. cette préférence subjective se fonde sur des raisons mémorielles : mon milieu social était spirituel, donc en carence de colère et en obsession de naïveté. mais même dans la colère il y a de la naïveté, vu que partout il y a de la naïveté, c'est le jeu du mensonge astral. tant que la colère s'adresse non pas à aux gens qui nous dérangent, on reste assujetti au mensonge qui nous est cuisiné sur mesure. chaque chercheur fait ses emplettes parmi les fournisseurs d'info et ses adhérences seront son gué, même si on sait que sous chaque roche il y a la déception et la déstabilisation. karmique ou fusionnel, c'est le chemin de ce marcheur-là, vulnérable à de nombreuses influences, dont celle de tes dénonciations, edwige. quand tu dénonces la vanité des fournisseurs d'info, tu agis sur le tracé du "gué" mais rien ne peut écourter le chemin du chercheur. le chemin de chacun est assis sur des besoins mentaux et atomiques uniques à chacun.
    tout ce qui existe a sa place, en commençant par chaque personne et chaque test qui l'atteint. quand j'écoute les fournisseurs d'info, je m'inquiète parfois de ce que les chercheurs vont peut-être être induits en erreur. mais tout ça fait partie de mon propre mensonge. la pensée qui me fait me préoccuper des autres n'est alors que mon test du moment. le test a le plus souvent une prise sur l,ego dans un premier temps. c'est une histoire de temps, tout test fait son temps. afin de décapiter un test qui a eu prise chacun doit le neutraliser d'abord quitte à le polariser durant un temps. et cette séquence vaut pour les fournisseurs d'info comme pour les chercheurs naïfs qui ne peuvent s'empêcher de polariser leur statut dans un premier temps.

  • #21

    Edwige (mardi, 06 novembre 2018 08:52)

    Je ne dirais pas que dans la colère il y a 100% de naïveté, je dirais que chez les egos inauthentiques leur colère est fausse, voire mensongère, surjouée, artificielle etc. Celle-ci permet au comédien maladroit de prendre le micro pour illusionner une assemblée faisant croire à un double exceptionnellement affirmé… mais il y a "possession" et non habitation... Parfois une colère issue d'une réprobation suscitée par ces egos, ce que tu appelles "mensonge cuisiné sur mesure", est digne d'être exprimée fortement envers ces égo et les plans qui les dominent quand il y a insulte flagrante à l'Intelligence et au discernement d'autrui.
    J'ignore ce qu'est agir sur le tracé du gué mais je fais un lien ou une une analogie au fait que le chemin du chercheur ressemble à celui du randonneur qui a un objectif, un sommet à gravir avec tous ses dénivelés, ses parois escarpées, ses vallées et monts à traverser…. et... pas de raccourcis pour atteindre ce but… ce sont les tests de chacun, sauf qu'en montagne on a pas droit aux fausses informations du GPS ou de sa carte IGN, ni être induit en erreur par un panneau directionnel… seul le temps variable peut nous faire prendre la mesure de la notion du temps, polarisable a souhait avec ses grands beau temps et ses grandes tempêtes…