DANS LES HAUTES PYRÉNÉES 

Lentement, EN SILENCE, EN conscience et DANS LE SENTI

Véritable moment de plénitude pour tous ceux qui, pétris, envahis, saturés, de pollution sonore, de préoccupations personnelles et collectives, partagent le silence avec d’autres personnes et trouvent l'apaisement. Ce peut-être un véritable défi mais une expérience initiatique très riche avec des découvertes surprenantes.

 

C'est une autre façon de rencontrer la Montagne, en évacuant de soi des préoccupations qui n'ont aucun rapport avec elle, en ne commentant de ses effusions verbales ni le bien, ni le mal, ni l'avéré, ni l'incertain, ni le souhaité, ni le redouté...Simplement en marchant, dans la volonté de ne rien vouloir d'autre que d'être "ici et maintenant, là sur ce chemin"durant cette randonnée.

 

Dans la sécurité d'un petit groupe silencieux, 2 à 6 personnes, on peut offrir à l'esprit un moment particulier d'ouverture d'esprit, de recueillement, de méditation, de "reviviscence"...

 

Marcher en montagne, lentement, dans le silence et dans le senti est à la portée de tous mais comme le dit David Le Breton dans "Éloge des chemins et de la lenteur":

 

"Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi".

 

En plus du fait indéniable, certain et remarquable que pratiquer ce sport favorise une bonne santé physique et mentale, c'est également:


- un voyage vers la source de nos authenticités.

- avancer sans retour vers le passé, observer, goûter l'instant présent, sentir ce qui vient en nous: vibrations du corps, amplitude de l'inspir et de l'expir, mouvements des bras et des pieds, flux et reflux des pensées et des idées.

- plonger dans les profondeurs obscures de soi-même pour "communiquer" avec notre Esprit.

- apprivoiser les éléments de la nature, en toutes saisons et en toutes circonstances, afin de transmuter les énergies denses de notre souffrance, en livrant celles-ci à la terre, tel un alchimiste, pour une transformation totale de notre Ego.

- acquérir une meilleure vision dans le trouble de notre vie actuelle, pour nous aider à prendre des décisions, à rompre avec des engrenages mortifères et nous libérer de nos prisons intérieures ancestrales.

- s'enrichir, se régénérer en s'ouvrant à notre multidimensionnalité et à la conscience supra-mentale.

- d’innombrables et immenses potentiels en devenir, à découvrir, qui font notre richesse intérieure et de nous un "être nouveau".

 

!!! Ces marches se font en petit comité, 2 a 6  personnes, sur la même longueur d'ondes et partageant les mêmes aspirations.

 

L'accompagnement est bénévole, cependant vous devez être munis de votre propre assurance (type randocarte de FFR ou autre) et posséder l'équipement nécessaire à la randonnée de moyenne montagne.

Inscriptions et informations ici

 

EN TOUTES SAISONS

 

* Il y a une puissance propre à la lenteur, et qui se traduit fort exactement dans l’expression "poison lent". On signifie par là que l’effet tarde à se manifester, qu’il est progressif, mais aussi qu’il est implacable et pénètre sûrement chaque vaisseau sanguin. Toute lenteur, et en particulier celle de la marche, présente cette caractéristique de faire son effet progressivement et de produire au final une impression d’une rare puissance parce qu’elle parcourt la totalité de l’être".

Christophe Lamoure, Petite philosophie du marcheur.

 

* Marcher, c'est prendre le temps de vivre, de regarder, d’ouvrir ses sens à la diversité et de sentir les minutes et les heures glisser sur la peau. Quand le corps accepte sa peine, respiration et mouvement s’allient, libérant ainsi la pensée qui toute entière s’enveloppe du présent.

Julie Baudin et David Ducoin, Zanskar intime

 

* Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore.

Jean Giono

 

* La marche est une invitation à mourir debout.

Frédéric Gros, Marcher, une philosophie

 

* Je ne souhaite rien d'autre, par ce livre, que redonner à son lecteur le goût des herbes et des chemins, le besoin de musarder dans l'imprévu, de retrouver ses racines dans le grand message des horizons.

Jacques Lacarrière, préface à Chemin faisant

 

* La marche est une sorte de musique et de gymnastique tout à la fois. Elle cultive le corps et l’âme dans le même élan. L’effort qu’elle impose au corps est gradué et continu, sans accès qui jette le corps au bord de l’effondrement. Le rythme qu’elle installe est égal et fortifie les muscles au fil du temps. Ce même rythme n’étouffe pas l’âme et son discours, c'est-à-dire la pensée. Chacun le sait : la marche favorise la réflexion, plus que ça, elle la stimule. Le pas ouvre l’espace de la méditation aussi bien que celui de la pérégrination. Rendue à la beauté, au silence et à la lenteur, l’âme reprend souffle et contact avec les éléments simples et nécessaires à son expression. Une bonne marche en montagne, lente et longue, permet souvent de réintroduire, dans l’âme et dans le corps, l’harmonie détruite par le bruit, la laideur et l’affolement de la vie citadine.

Christophe Lamoure, Petite philosophie du marcheur

 

* La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l’homme l’humilité et la beauté de sa condition. Le marcheur est aujourd'hui le pèlerin d’une spiritualité personnelle, son cheminement procure le recueillement, l’humilité, la patience, il est une forme déambulatoire de la prière, offert sans restriction au genius loci, à l’immensité du monde autour de soi.

David Le Breton, Éloge de la marche

 

* La marche mène à des moments où le monde s’ouvre sans réticence et se révèle sous un jour émerveillé, seuil parfois d’une métamorphose personnelle. En le découvrant pas à pas et à hauteur d’homme le marcheur se met en situation de se découvrir soi dans la brûlure des évènements dont il ne saurait prévoir toutes les péripéties car, de même que l’existence, une marche est faite de plus d’improbable que de prévisible.

David Le Breton, Éloge de la marche

 

* Même si elle sollicite une expérience multiple selon l’état d’esprit, la présence ou non des autres, les saisons ou la nature du terrain, la marche est une ouverture au monde qui invite à l’humilité et à la saisie avide de l’instant. Elle restaure la dimension physique de la relation au milieu environnant et rappelle l’individu au sentiment de son existence. Elle procure une distance propice avec les choses, une disponibilité aux circonstances, plonge dans une forme active de méditation, sollicite une pleine sensorialité. Marcher est un longtemps voyage dans la disponibilité à ce qui vient.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* La marche induit peu à peu une sorte de transe, une douce fatigue imprègne les muscles et libère l’esprit qui n’est plus assujetti à la rumination des soucis. Après quelques heures d’efforts les mouvements glissent comme la durée, comme l’eau s’écoule dans la rivière, dans une sorte d’évidence. La conscience s’est élargie, elle développe une lucidité tranquille sur la progression, sur les incidents possibles du parcours.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* La marche déjoue les impératifs de vitesse, de rendement, d’efficacité, elle n’en même rien à faire. Elle ne consiste pas à, gagner du temps mais à le perdre avec élégance. Il ne s’agit plus d’être pris par le temps mais de prendre son temps.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* La marche est une école de patience, en aucun cas de résignation, au contraire, mais elle apprend à ne pas se précipiter et à ‘ajuster aux circonstances, qu’elles soient heureuses ou porteuses de complications. Le marcheur est un artiste des occasions.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* La marche dénude, dépouille, elle invite à penser le monde dans le plein vent des choses et rappelle à l’homme l’humilité et la beauté de sa condition.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* Marcher est toujours une longue prière aux absents, une conversation ininterrompue avec les fantômes, ceux qui ne sont plus là mais demeurent les compagnons ou les compagnes d’une vie, les hommes et les femmes croisés au fil de l’existence et qui ont disparu mais dont la mémoire persiste en soi. Les conversations intérieures trouvent là un terrain d’élection dans la sérénité et la disponibilité.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* Certes, une marche est peu de chose au regard d’une existence et souvent elle ne laisse qu’une trace fugitive dans la mémoire. Là est sans doute sa force de nourrir le goût de vivre dans une simplicité essentielle. D’où le désir de repartir encore, d’arpenter de nouveaux territoires ou de retourner sur les traces de parcours anciens pour en retrouver les souvenirs et les sensations.

David Le Breton, Éloge des chemins et de la lenteur

 

* La marche ramène le regard à une juste dimension, apprend à gouverner le temps. Le marcheur est un roi. Un roi qui souffre d’être à contre-courant mais qui a choisi, pour aller mieux, les grands espaces plutôt que le divan des rebouteux.

Bernard Olivier